Quel blockbuster a vraiment réussi à faire un carton ? Lequel a déçu ou s'est carrément planté ? Et quelle est la surprise de la saison ? Alors que les vacances s'achèvent, on analyse les derniers mois du box-office.
Seul sur le sable, les yeux dans l'eau, le cinéma n'a pas vraiment été à la fête en cet été 2025, que ce soit en France ou dans le reste du monde.
Alors que s'achèvent les grandes vacances, retour sur les réussites et les échecs de la saison. Et le constat est simple : les 15 plus gros succès de l'été 2025 cumulent actuellement 4,3 milliards de dollars au box-office mondial, soit une baisse d'environ 30 % par rapport aux 15 plus gros succès de l'été 2024 (6,4 milliards). Un chiffre qui illustre une tendance pour le moins décevante. Alors, qui a su tirer son épingle des salles obscures ? Et qui n'a pas su attirer les spectateurs en tongs ? On fait le bilan.
Le grand vainqueur
- Jurassic World : Renaissance de Gareth Edwards
850 millions de dollars au compteur pour le dinos. Le film ne terminera pas milliardaire comme les trois précédents opus de la franchise, mais prouve que le T-Rex a encore un sacré pouvoir d'attraction. D'ailleurs, le film devrait dépasser les 3 millions d’entrées en France et devenir le deuxième plus gros succès de l’année 2025 derrière Lilo & Stitch en live action (5 millions depuis mai).
Le carton inattendu
- Dragons de Dean DeBlois
626 millions $ de recettes mondiales pour Krokmou, soit un score bien supérieur au film d’animation original de 2010 (500 millions). C'est un hit presque inespéré pour Dreamworks, avec cette version live-action que personne n'attendait vraiment. Elle cumule aussi plus de 2,5 millions d’entrées en France.
Le joli succès attendu
- F1, le film de Joseph Kosinski
600 millions $, c'est carrément le plus gros succès de la carrière de Brad Pitt ! Alors évidemment, les F1 ne vont pas aussi vite que les F15. Le précédent film qui décoiffe du réalisateur, Top Gun: Maverick, avait fait presque trois fois plus (1,5 milliard). Mais c'est quand même une totale réussite pour Apple. En France, le film dépasse même les 3 millions d’entrées.
Bien mais pas Super
- Superman de James Gunn
600 millions $ également - dont 350 millions rien qu’aux États-Unis - pour le film de super-héros de l'été. Un score solide, mais en France le film n’a attiré que 1,5 million de spectateurs, preuve que Superman est avant tout un héros de l'Oncle Sam. Pas de jackpot dans l'immédiat pour Warner, mais le studio a au moins une base correcte pour bâtir le nouveau DC Universe. Là est sa victoire.
La déception
- Les Quatre Fantastiques : Premiers pas de Matt Shakman
500 millions $ dans le monde, à peine. C'est très bof pour Marvel. L'effet miroir avec la concurrence est rude. Cette fois, le MCU est derrière. Les Quatre Fantastiques n’ont attiré qu’1,5 million de spectateurs en France et le studio n’y arrive plus. L’été du changement de règne chez les vengeurs masqués ?
La belle surprise
- Évanouis, de Zach Cregger
200 millions $ de recettes (dont la moitié aux États-Unis) et environ 1 million d’entrées en France. C'est un très bon résultat pour un film d'épouvante original, sans licence, sans franchise, et portée seulement par Julia Garner en tête d'affiche. Boosté par un excellent bouche-à-oreille, Évanouis est même devenu en août le petit phénomène ciné de l'été.
Le gagnant de l'animation
Année très faible pour les longs métrages animés pour toute la famille, d’ordinaire sur-performants en période de vacances scolaires.
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Les Bad Guys 2 de Pierre Perifel
Un joli petit succès qui sauve l’honneur du genre et devrait terminer avec le plus gros score de l'animation cet été. Pour l'instant, ces Bad Guys compte 121 millions de dollars de recettes mondiales. Mais boostée par de super critiques, la suite finira sa carrière au-dessus des 200 millions et des 2 millions d’entrées en France.
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Elio d'Adrian Molina
Pixar tentait un original cet été. C'est un échec cuisant pour le studio, qui plafonne à 150 millions $ (et seulement 1,2 million d’entrées en France), très loin des sommets du studio, comme Vice-Versa 2 l'an dernier (1,7 milliard et 8 millions d'entrées).
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Les Schtroumpfs – Le film de Chris Miller
Les petits bonhommes bleus de Peyo ont fait un joli parcours en France (1,5 million d’entrées) mais restent très limités dans le reste monde, à peine au-dessus des 100 millions $.
Les échecs
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28 Ans plus tard de Danny Boyle
Sony a misé gros sur la relance de la saga zombifique des années 2000. Malgré de bonne critiques, saluant l'approche originale du réalisateur, le public n'a pas suivi : 150 millions $ dans le monde et seulement 532 000 entrées en France. Alors que la suite, The Bone Temple, est déjà tournée et sortira dès janvier 2026, c'est la production de la fin de la saga qui est remise en cause par ce faible pactole.
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Ballerina de Len Wiseman
133,8 millions $ pour Ana de Armas, qui n'a pas su convaincre les amateurs de Keanu Reeves. Le spin-off est loin de ses ambitions et fait même moins de 400 000 entrées franiaises, plus mauvais score de la saga chez nous.
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Karaté Kid : Legends de Jonathan Entwistle
110 millions $ pour le film de karaté. C'est pas beaucoup pour un projet qui surfait sur l'immense succès populaire de la série Cobra Kai. C'est même trois fois moins que le remake de 2010 (porté par Jaden Smith), qui affichait 360 millions en fin de parcours. Jackie Chan et Ralph Macchio se prennent aussi les pieds dans le tatami en France avec à peine 200 000 entrées.
Les gros flops
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Souviens-toi l’été dernier de Jennifer Kaytin Robinson
63 millions $ (dont 31 millions aux USA), le reboot a totalement échoué à ramener les fans d'horreur dans les salles, malgré la présence de Jennifer Love Hewitt et Freddie Prinze Jr de retour au casting. En France : seulement 300 000 entrées. A titre de comparaison, Destination Finale, sorti quelques semaines plus tôt, a nettement mieux négocié le virage du revival, en terminant à 285 millions $ et franchissant le million de spectateurs chez nous.
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M3GAN 2.0 de Gerard Johnstone
40 millions $ contre 180 millions pour le premier opus en 2020. Tout est dit. L'horreur a eu du mal à faire recette cet été.
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Freaky Friday 2 de Nisha Ganatra
91 millions $ (contre 160 millions pour le volet de 2003). Et 150 000 entrées en France seulement. Les retrouvailles de Jamie Lee Curtis et Lyndsay Lohan n'ont pas ému grand monde.
Et le cinéma français ?
Aucun grand succès à signaler cette année dans les salles. Pas de Monte-Cristo ou de Petit truc en plus pour booster la fréquentation. Peu nombreuses, les productions hexagonales attendues ont plutôt déçu.
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13 jours, 13 nuits de Martin Bourboulon
500 000 entrées, à peine. Le réalisateur des Trois Mousquetaires n'a pas su transformer son thriller d'action intense en succès populaire.
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Dracula de Luc Besson
550 000 entrées (pour l'instant) ce n'est pas non plus un gros succès. Un score respectable mais bien inférieur aux attentes pour le réalisateur français. Il devrait réussir à faire aussi bien qu'Anna, qui avait totalisé 750 000 spectateurs en 2019. Mais le dernier vrai hit de Besson date toujours de Valérian, en 2017 (4 millions d'entrées).
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L’Accident de piano de Quentin Dupieux
370 000 entrées, c'est un bon score pour le réalisateur, qui a réussi à être le numéro 1 tricolore du mois de juillet.
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Y’a pas de réseau d'Édouard Pluvieux
320 000 entrées pour cette comédie familiale portée par Gérard Jugnot et Maxime Gasteuil, qui devrait finir sa carrière au-delà des 500 000. L'un des rares films français à avoir dépassé les attentes ces deux derniers mois.







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