Avatar : de feu et de cendres
20th Century Studios

Si Avatar : De feu et de cendres est indéniablement un succès au box-office, ce troisième volet n'arrivera pas aux sommets des deux premiers. De quoi remettre la suite de la saga en question ?

Un score colossal… mais presque deux fois inférieur aux précédents !

Pendant plus d’une décennie, Avatar a évolué dans une dimension à part. Celle des films hors catégorie, sans concurrence. Le premier film est le plus gros succès de l'histoire du cinéma, avec 2,9 milliards de dollars de recettes mondiales cumulées (grâce à quelques ressorties). Et Avatar : la voie de l'eau est sur le podium, avec 2,3 milliards (seul Avengers : Endgame et ses 2,7 milliards est parvenu à s'intercaler).

Mais avec Avatar : De feu et de cendres, James Cameron s’apprête à redescendre sur Terre. Selon les dernières projections box-office des analystes américains (via The Hollywood Reporter), Avatar 3 n’atteindra pas les 2 milliards de dollars. En se basant sur le rythme actuel du film, les estimations placent les recettes finales du film entre 1,5 et 1,8 milliard de dollars. Un chiffre vertigineux pour n’importe quel blockbuster contemporain et qui sonne pourtant presque modeste à l’échelle de Pandora.

Avatar 3
20th Century Studios

De feu et de cendres afficherait en effet une chute spectaculaire : - 30% environ par rapport au 2e volet, et presque 2 fois moins que le film fondateur !

Peut-on parler d’échec ?

Difficilement. Avec un budget estimé entre 400 et 600 millions de dollars (avec marketing), le film se devait d'approcher le milliard pour rentrer dans ses frais et faire gagner de l'argent à Disney. Objectif largement atteint. Avatar : De feu et de cendres sera rentable. Très rentable même : quelques centaines de millions de dollars - sans parler des produits dérivés - tomberont dans les poches du studio.

Mais James Cameron tempérait récemment : "L'argent investi dans Avatar représente une quantité de fric absolument monumentale, ce qui signifie qu’il faut en gagner deux fois plus pour être bénéficiaire", expliquait-il à IGN en novembre dernier. Avant d’ajouter, lucide : "Je n’ai aucun doute sur le fait que le film gagnera de l’argent. La vraie question, c’est de savoir s’il en gagnera suffisamment pour justifier qu’on recommence..."

Si Pandora n'émerveille plus autant qu'avant et subit aussi l'érosion de la fréquentation des salles, Avatar demeure quand même un événement mondial. Nul doute que Disney voudra continuer à explorer la licence. D'autant qu'Avatar 4, déjà partiellement tourné, est - sur le papier - déjà prévu pour décembre 2029, tandis qu’un cinquième opus reste envisagé pour 2031.

Si Avatar : De feu et de cendres confirme ces projections, la saga ne s’arrêtera probablement pas. Mais elle pourrait changer de statut : moins impériale, et davantage soumise aux réalités économiques.