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Avec une grande économie d'effets, Wonderful Town est un bel exemple d'utilisation du visible pour montrer l'invisible. Aditya Assarat organise une progression infinitésimale des élans du coeur. Très asiatique, cette pudeur finit par révéler un état aussi étrange que délicat: la fin du deuil. Ce moment doucereux découle ici de l'envie d'aimer et de vivre malgré la charge mortifère d'une région où périrent près de 8 000 personnes. Dommage que la conclusion en rajoute dans ce premier film pourtant sobre.
Toutes les critiques de Wonderful Town
Les critiques de Première
Les critiques de la Presse
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Tout en maintenant son intention poétique, Aditya Assarat réunit les éléments d'un thriller dans un lieu hanté par le passé. Malgré un dénouement violent, les couleurs explosent soudain comme une promesse de renouveau. Ce premier film annonce un grand cinéaste en devenir.
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Chronique d'un ensevelissement, le beau film d'Aditya Assarat narre l'idylle maladroite d'un architecte et d'une tenancière d'hôtel sans clients. Dans le grincement des grues qui bâtissent des immeubles en lieu et place des maisons de pêcheurs pulvérisées, le temps s'épaissit. Le climat plombe. La joie s'est enfuie, les jeunes s'ennuient, la mort rôde. Elle finira par venir. Envoûtant.
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Un nouvel amour, des immeubles tout neufs : le tsunami de décembre 2004 semble bien loin. Pourtant, en dépit d’une chaude lumière, pas d’apaisement, pas d’espoir, le traumatisme est toujours vivace. Maisons abandonnées et ruinées, villages désertés. Une odeur de mort semble encore flotter sur les lieux, et contaminer les habitants. Une vie anesthésiée, figée sur les souvenirs et les fantômes que le jeune couple tente de dépasser avant de devenir un exutoire à la souffrance collective. Très beau film que cette première réalisation d’un jeune auteur thaïlandais. A travers une relation sensuelle et poétique, la culpabilité du bonheur.
Wonderful Town

