Titre original Were the world mine
Date de sortie 27 janvier 2010
Réalisé par Tom Gustafson
Avec Tanner Cohen , Wendy ROBIE , Christian Stolte
Scénariste(s) Tom Gustafson
Distributeur Acte films
Année de production 2010
Pays de production US
Genre Comédie musicale

Synopsis

Alors qu'il répète son rôle pour la comédie musicale de fin d'année de son lycée, Timothy, un jeune gay malmené par ses camarades, découvre la recette d'un philtre d'amour. Qui devra tomber amoureux de lui au premier regard? Ce sera Jonathon, charmant, sportif et... hétérosexuel, qui sera l'élu de son coeur. Et ça marche. Tellement bien que Timothy transforme peu à peu les habitants de sa petite ville en amoureux transits et... homosexuels.

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Photos de Were the world mine

DR

Were the world mine

Casting de Were the world mine

Wendy ROBIE
Ms. Tebbit
Christian Stolte
Coach Driskill
David DARLOW
Dr. Lawrence Bellinger

Critiques de Were the world mine

  1. Première
    par Etienne Bouche

    Were the world mine est le premier long-métrage de Tom Gustafson, prolongement de Fairies, premier court du réalisateur. L’histoire d’un jeune homo subissant les railleries de ses camarades dans un lycée américain moyen. Un point de départ à forte dimension autobiographique, Gustafson revendiquant l’étroite filiation entre le personnage principal et lui-même. A première vue, rien de fondamentalement nouveau. Sauf que le réalisateur introduit une touche fantastique dans le récit, puisque Thimothy découvre en répétant le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare la recette d’un philtre d’amour et décide de prendre sa revanche en « homosexualisant » les membres de son entourage. L’idée est amusante, mais ne tient pas la durée : une fois le sort jeté, le film traverse un passage à vide avant de reprendre son souffle dans sa dernière partie. On voit derrière ce postulat la critique d’une société intolérante et hétéro-normée, le film se permettant au passage d’être gentiment subversif lorsqu’il aborde le thème du mariage gay. Le film a son lot de défauts – le scénario aurait manifestement mérité d’être étoffé – mais il faut reconnaître que le réalisateur impose un univers singulier, loin des films d’ados traditionnels, trop souvent lisses et stéréotypés. On reconnaît assez aisément les sources d’influence de Gustafson (puisées chez Baz Lurhmann et dans la culture homo), qui crée à partir d’elles un monde enchanté, version fantasmée – et musicale – de la vie de l’adolescent. Là est l’audace : faire une comédie musicale homo. On pouvait craindre la caricature. Et pourtant, l’ensemble fonctionne plutôt bien. En revanche, ce qui est dommage (et paradoxal), c’est que l’argument musical ne soit pas poussé jusqu’au bout, les intermèdes chantés étant au final assez peu nombreux. Il n’empêche que cette première réalisation, portée par des débutants, a de quoi séduire : audacieuse et gracieuse, elle a l’immaturité et la radicalité de l’adolescence. Imparfait mais plutôt inspiré.

  2. Première
    par Didier Roth-Bettoni

    Pour tenter de donner corps à ce conte de fées récompensé dans de nombreux festivals gays (un philtre d’amour rend les gens amoureux et homosexuels, ce qui donne lieu à des séquences oniriques colorées à la Pierre et Gilles…), Tom Gustafson, réalisateur de ce premier long métrage, a pris le parti de la comédie musicale. C’est certainement sa meilleure (seule ?) idée puisqu’elle permet à son film, par ailleurs assez fade (esthétique trop léchée, rythme mou, scénario manichéen, gentiment bienpensant et prônant la tolérance), d’échapper au tout-venant de ce type de production. Car ses jeunes interprètes font preuve de belles qualités vocales et d’une séduisante énergie dans des morceaux très Broadway qui font alterner avec aisance textes shakespeariens mis en musique et compositions originales parfois amusantes.