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Vil aussi comme un raccourci de « viril », puisqu’on est dans un pays macho où les vrais hommes (tel Raúl) tabassent leurs femmes, même si ce sont de jeunes gens trop passifs... Tragédie dérangeante fonctionnant par à-coups, Vil romance ne se laisse ni facilement appréhender ni aisément oublier. C’est une bonne part de sa force.
Toutes les critiques de Vil Romance
Les critiques de Première
Les critiques de la Presse
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(...) Vil Romance n'est pas un manifeste, mais avant tout un film passionnant, malgré une baisse de rythme dans sa dernière partie, qui veut avant tout raconter une histoire. Et rien que pour cela, il fait office d'oeuvre sensible et importante qui vaut bien plus que beaucoup d'autres, qui s'empêtrent dans des poses militantes.
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Découvrant « l’ordure » derrière la personne, Roberto réalise avec effroi l’absurdité d’une existence où le malheur frappe incessamment et où il répète les erreurs passées de sa propre mère. De ce sinistre constat d’impuissance face au destin, traité avec réalisme et sans aucun jugement de la part de son auteur, naît la peur et le désespoir. Ces sentiments angoissants précipitent inéluctablement le jeune homme vers la fin de cette « romance vile » et donc vers la tragédie. On en ressort remué, tout en éprouvant une forte empathie pour des individus détruits inexorablement par leur milieu.
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Tourné avec des amateurs, ce film sous tension fait froid dans le dos en décrivant avec justesse cette incapacité de se sortir d'une histoire pourtant synonyme du pire. Mais sa fin grand-guignolesque façon catharsis simpliste laisse sur une fausse note.
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Par moments, le réalisateur se complaît dans une noirceur excessive. En revanche, il transforme habilement son quasi-reportage en conte burlesque, en farce noire, style « affreux, sales et méchants », où des miséreux se débarrassent de plus salaud qu'eux.
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De ce sinistre constat d’impuissance face au destin, traité avec réalisme et sans aucun jugement de la part de son auteur, naît la peur et le désespoir. Ces sentiments angoissants précipitent inéluctablement le jeune homme vers la fin de cette « romance vile » et donc vers la tragédie. On en ressort remué, tout en éprouvant une forte empathie pour des individus détruits inexorablement par leur milieu.
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A l’encontre des fictions homos souvent lisses, le cinéaste préfère replacer son histoire dans une perspective sociale plutôt que psychologique, filmant de manière pulsionnelle et à fleur d’épiderme cette passion délétère.
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José Celestino Campusano, fait ici un portrait complexe, nuancé, et formidablement incarné par leurs acteurs, Nehuen Zapata et Oscar Génova.[...] Inégal, le film sombre par moments, malheureusement, dans la complaisance sordide, notamment dans les scènes où interviennent la mère et de la sœur de Roberto, deux femmes aux mœurs étranges, victimes par le passé de la violence des hommes, et qui mettent leur liberté à l'épreuve en s'adonnant à des orgies.
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(...)le film, très peu maîtrisé, confond approche documentaire et naturalisme sordide. Les personnages n’évoluent pas beaucoup, condamnés à la misère sociale et sexuelle. Au point qu’on se demande ce qu’ils ont bien pu faire pour que le réalisateur s’acharne comme ça sur leur sort.


