Première
par Hendy Bicaise
Mahendra recherche son fils de 12 ans, porté disparu après qu’il l’a envoyé travailler à la ville. Le visage de l’enfant apparaît furtivement dans la première scène puis son souvenir s’estompe : pour le spectateur, mais aussi pour ses parents, à mesure que les mois s’écoulent. L’énergie du désespoir les anime et le réalisateur épouse leur endurance. Cette urgence et cette humanité rappellent le cinéma de Brillante Mendoza (John John, Lola). Siddharth agrippe le spectateur avec la même poigne jusqu’à son terme... et au-delà, tant la dernière séquence marque durablement.