Toutes les critiques de Seuls les rebelles

Les critiques de Première

  1. Première
    par Thierry Chèze

    Le nouveau film de la libanaise Danielle Arbid se déroule à Beyrouth mais n’a pas pu se tourner sur place à cause des bombardements de l’armée israélienne sur la ville dans sa guerre au long cours contre le Hezbollah. Tout a donc été recréé en studio et cette forme à l’artificialité assumée (symbolisée par un ultime plan magnifique révélant l’envers du décor) constitue l’atout majeur d’un long métrage au scénario hélas moins convaincant. On y suit Suzanne (Hiam Abbass), une veuve sexagénaire d’origine palestinienne, tomber amoureux d’un jeune homme noir soudanais, migrant sans papiers. L’écriture de leurs personnages et plus encore celle des réactions violentes de l’entourage de Suzanne manque de nuance, de finesse. Seuls les rebelles ne se démarque au fond jamais des différents films ayant traité de la même thématique. Sans doute parce que le désir de faire passer un message – certes essentiel – prime trop sur la manière de le délivrer. On a connu la réalisatrice de Peur de rien et Passion simple plus tranchante et plus inspirée.