Date de sortie 25 février 2026
Durée 114 mn
Réalisé par Kevin Williamson
Avec Neve CampbellCourteney Cox
Distributeur Paramount Motion Pictures France
Année de production 0026
Pays de production Etats-Unis
Genre Epouvante-horreur

Synopsis

Lorsqu’un nouveau Ghostface surgit dans la paisible ville où Sidney Prescott a reconstruit sa vie, ses pires cauchemars refont surface. Quand sa fille devient la prochaine cible, Sidney n’a d’autre choix que de reprendre le combat. Déterminée à protéger les siens, elle devra affronter les démons de son passé pour tenter de mettre fin une bonne fois pour toutes au bain de sang.

Critiques de Scream 7

  1. Première
    par Frédéric Foubert

    « Jouer la carte de la nostalgie » : c’est l’ambition de ce septième opus de Scream, énoncée à mi-parcours par l’un des personnages du film, selon l’une des règles de la saga qui veut que les films affichent systématiquement leurs intentions. Retour aux fondamentaux, donc, après la tentative de passage de témoin à une nouvelle génération des épisodes 5 et 6 (sortis respectivement en 2022 et 2023). Neve Campbell, immarcescible interprète de Sidney Prescott, est de retour en tête d’affiche, plein d’acteurs historiques de la franchise (David Arquette, Matthew Lillard…) figurent au générique malgré le fait que leurs personnages sont censés reposer six pieds sous terre, et, last but not least, Kevin Williamson (soit le créateur de la saga en personne) se retrouve pour la toute première fois dans le fauteuil du réalisateur…

    Ces décisions artistiques, qui peuvent sembler cohérentes a priori, semblent en réalité surtout avoir été prises dans l’urgence, au fil d’un processus de production extrêmement chaotique, qui a vu l’héroïne des deux précédents opus, Melissa Barrera, être virée après une dénonciation du génocide à Gaza jugée antisémite par la société de production Spyglass, avant que l’autre star, Jenna Ortega, ne quitte le navire, puis que le réalisateur, Christopher « Happy Birthdead » Landon, ne déclare à son tour forfait… Un feuilleton en soi, qui a fait ressembler l’embauche de Williamson à une tentative de damage control. A ce stade, la nostalgie et le retour aux fondamentaux étaient semble-t-il les seules véritables options.

    A soixante ans, donc, toujours hanté par sa créature Ghostface (et réalisant un film pour la deuxième fois de sa vie seulement, après l’échec de Mrs. Tingle en 1999), Kevin Williamson se retrouve donc à devoir disserter de nouveau, entre deux gerbes d’hémoglobine, sur les clichés du cinéma d’horreur et l’évolution de la pop culture. Si les opus récents de Scream ont pu notamment questionner la vogue de l’elevated horror ou le pouvoir de nuisance des fans toxiques, Williamson fait mine de s’intéresser ici à la passion contemporaine pour les true crimes et, surtout, à la banalisation des deepfakes et de l’IA générative, qui jettent un voile de suspicion généralisé sur les images qui inondent nos smartphones (et qui expliqueraient peut-être, qui sait, les come-back des personnages bien-aimés des fans Dewey ou Stu Macher).

    Voilà pour l’ambition méta, caractéristique des Scream depuis 1996, mais qui reste ici au stade des intentions, Williamson n’en tirant absolument aucun parti-pris de mise en scène. L’essentiel du film se joue dans sa volonté d’établir Neve Campbell en néo-Jamie Lee Curtis, et le valeureux personnage de Sidney Prescott en équivalent pour la saga Scream de ce qu’est Laurie Strode dans les Halloween : soit une survivante badass, qui préfère léguer à sa progéniture son envie d’en découdre plutôt que ses traumas. Mais ce programme, plutôt que de conduire à un processus d’iconisation vraiment galvanisant de Neve Campbell (comme David Gordon Green avait réussi à le faire avec Jamie Lee Curtis dans son Halloween de 2018), entraîne Williamson dans une enfilade de séquences domestiques mollassonnes entre gentils parents compréhensifs et adolescents génériques.

    Quand la violence surgit, on lève parfois un sourcil, mais le film frappe surtout par son absence d’énergie, d’envie, d’invention. Et d’humour, surtout, ainsi que de pertinence dans le commentaire pop, qui sont censés être les piliers sur lesquels reposent la franchise (et la carrière de Williamson). C’est un peu comme si le scénariste-star voulait assécher Scream en ramenant la saga à sa dimension intime, quasi sitcomesque, et en lui retirant tout sa verve ironique. On ne pourra malheureusement même pas y voir un geste autodestructeur, un sabordage un peu fou, le film étant trop inerte pour ça. On constatera juste, en regardant les fausses pistes narratives s’accumuler, les cadavres s’amonceler, puis les révélations finales inintéressantes boucher les trous du script, que Williamson n’a rien à dire sur l’horreur, ni – et c’est sans doute pire – sur Scream. Sur Hollywood, à la limite, quand il fait ironiser de jeunes journalistes persifleurs sur le déclin de la trajectoire de Gale Weathers (Courteney Cox, fidèle au poste), en évoquant « les carrières finissantes et les come-back ratés ». Là, il vise tellement juste que ça en devient sinistre. 

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