- Première
Après avoir évoqué la naissance dans Los dias que vendran ou Tierra firme, l’espagnol Carlos Marquès-Marcet s’attaque cette fois à la mort et surtout au choix de disparaître dans la dignité. Claudia et Flavio sont épris l’un de l’autre comme au tout premier jour. Alors quand elle se sait condamnée à plus ou moins longue échéance par un mal incurable, son mari, bien portant lui pourtant, fait le choix de l’accompagner dans son ultime voyage. Portée par un duo de comédiens au sommet de leur art (Angela Molina et Alfredo Castro), Polvo seran propose une réflexion toute en délicatesse sur un sujet plus que jamais d’actualité. Sans jugement, mais avec beaucoup de justesse, il envisage toutes les conséquences d’un tel choix pour les protagonistes mais aussi pour leur entourage. Seul petit bémol : les intermèdes semblables à des numéros de comédie musicale qui offrent certes des récréations bienvenues mais ont tendance à sortir le spectateur du fil du récit.
Anne Lenoir
Polvo seran

