Toutes les critiques de Pédale rurale

Les critiques de Première

  1. Première
    par Thierry Chèze

    Antoine Vazquez a grandi dans le Béarn et ses études d’anthropologie l’ont conduit à mener des recherches autour des vécus queer dans l’univers rural et à rencontrer Benoît, jeune agriculteur de Dordogne devenu le sujet central de son premier long. Avec comme fil rouge, l’organisation d’une Gay Pride dans son village, Vazquez évolue sans flancher sur une ligne de crète pas si simple à tenir. D’un côté le refus de tout récit victimaire, épousant la personnalité de Benoît - qu’on pourrait croire échappé d’un film de Guiraudie. De l’autre le récit d’une homophobie au quotidien qui passe aussi bien par des mots (un conseil municipal dont des membres sont gênés aux entournures par l’idée d’une Pride) que par des actes (saccage du matériel prévu pour la fête). A l’image de la relation ambivalente de Benoît au terme même de queer, Pédale rurale refuse de s’inscrire dans un quelconque cadre et sait distiller de l’humour sans verser dans le pittoresque.