Toutes les critiques de Notre paradis

Les critiques de Première

  1. Première
    par Isabelle Danel

    Le cinquième long métrage réalisé par Gaël Morel (avec, dans le rôle principal, Stéphane Rideau, découvert comme lui dans Les Roseaux sauvages, de Téchiné) est un conte moderne et troublant sur la consommation de chair fraîche. Plein de ruptures de ton – une échappée à trois en compagnie d’un prostitué maghrébin, les retrouvailles avec une amie –, ce parcours cahoteux est filmé avec âpreté. Mais, à force, l’opacité jamais dissipée du personnage de Vassili étouffe le romantisme sombre recherché par le film, et l’histoire d’amour entre le voyou et l’ange, répétitive, finit par tourner à vide.

Les critiques de la Presse

  1. Les Inrocks
    par J.B. Morain

    Notre paradis a tout du film tourné à l’arraché, sans grands moyens, ce qui à la fois limite sa marge de manœuvre et lui donne une énergie qui emporte tous ses petits défauts de fabrication.

  2. Télérama
    par Frédéric Strauss

    Dans la peinture de la fièvre des sentiments, le film de Gael Morel reste en deçà de ses ambitions. Mais sa noirceur touche pour de bon.

  3. Nouvel Obs
    par Xavier Leherpeur

    La cavale sanglante et désespérée de deux prostitués, l’un débutant dans le métier, l’autre plus âgé et prêt à tout pour le protéger. D’une écriture plus sombre mais toujours empreinte de cette naïveté qui marque son style depuis ses débuts, Gaël Morel signe l’un de ses films les plus violents et suffocants. Un Eros et Thanatos torturé, partagé entre innocence perverse et maturité inquiète, où Stéphane Rideau, ange noir subjuguant, et Béatrice Dalle, sublime mère putative, encadrent le débutant et irradiant Dimitri Durdaine.

  4. StudioCiné Live
    par Thomas Baurez

    Morel, comme un vulgaire débutant, tombe dans tous les panneaux dramatiques

  5. A voir à lire
    par Frédéric Mignard

    A la réflexion sobre sur le sentiment d’abandon des homosexuels face au vieillissement, Gaël Morel préfère surtout le traitement par la complaisance. On ressort de l’expérience, déçu, déconcerté et un peu dégoûté !