Toutes les critiques de N121- Bus de nuit

Les critiques de Première

  1. Première
    par Gael Golhen

    Trois potes des cités prennent un bus de nuit et leur virée va tourner au cauchemar. N121 - Bus de nuit déploie une énergie rare pour un premier long : on sent la caméra vibrer comme si chaque plan cherchait l’étincelle. La référence à La Haine est évident - tension rampante et envie de filmer la ville comme un organisme nerveux - tout comme l’influence des premiers Spike Lee, dans cette façon de laisser les personnages exploser sous nos yeux. Ici, les passagers ne sont pas que des silhouettes : chacun a une histoire qui affleure, un détail qui claque, une attitude qui raconte plus qu’un long flashback. Le film est solide, mais surtout gonflé d’envie de cinéma. On pourrait pinailler sur un final un poil démonstratif (comme si le réalisateur voulait souligner un propos qu’il avait réussi jusque là à incarner) ou sur certains personnages un peu trop manichéens. Mais quand un premier long affiche une telle maîtrise du cadre, du rythme et de l’humain, on pardonne beaucoup. On descend du bus convaincu.