Toutes les critiques de Les fleurs du silence

Les critiques de Première

  1. Première
    par Thierry Chèze

    Les premières images bucoliques sont trompeuses. Ce premier long débute en effet dans une ambiance dont l’esthétique sensuelle rappelle le Maurice de James Ivory pour raconter la naissance du désir entre un romancier (Fionn O’Shea, révélé par Normal people) et un de ses amis de longue date, médecin, dans l’Angleterre des années 20. Mais très vite l’horreur surgit. En flashbacks. Au fil des confidences de cet écrivain à une infirmière dans l’établissement médical où il est hospitalisé pour « guérir » de son homosexualité… sur la suggestion de son amant, jugeant leurs sentiments contre- nature. Parfois, le classicisme formel enferme les récits dans du formol. Ici, la délicatesse qui l’accompagne se révèle le meilleur écrin pour dépeindre ce que traverse son personnage principal, dont on finit par se demander si chacun des souvenirs remontant à la surface n’est pas enjolivé pour en supporter l’inhumanité. Un film tout sauf scolairement démonstratif.