Toutes les critiques de Les Élues

Les critiques de Première

  1. Première
    par Bernard Achour

    Il faut savoir où on met les pieds : en enfer. En l’occurrence celui d’une petite entreprise familiale mexicaine qui use du charme de ses mâles alpha pour séduire de jeunes femmes, avant de les séquestrer dans un bordel plus sécurisé que Fort Knox. Problème : l’adolescent choisi pour "rabattre" la prochaine victime en tombe réellement amoureux. D’exposé glaçant, le film se mue soudain en tragédie, sans jamais renoncer à ses exceptionnels partis pris de mise en scène, où plane l’ombre génialement suggestive, toxique et cauchemardesque du Michael Haneke période Funny Games. Une approche qu’on peut juger sadique, mais dont la maîtrise, l’impact et l’inventivité atteignent ici des sommets.

Les critiques de la Presse

  1. Fiches du cinéma
    par Alexis Duval

    À aucun moment le film ne porte de regard moral sur ses protagonistes. Et c’est là sa grande force. Volontiers pessimiste, "Les Élues" prend aux tripes. À coup sûr une des oeuvres les plus audacieuses sélectionnées pour Un certain regard.

  2. CinémaTeaser
    par Emannuelle Spadacenta

    Du cercle vicieux qui régit l’existence de cette jeunesse et de ce moment crucial où elle peut décider de reprendre son destin en main, David Pablos tire un film à la structure implacable et à l’énergie colérique.

  3. StudioCiné Live
    par Thierry Chèze

    Le contraste est saisissant. La violence est d'autant plus déchirante qu'elle reste suggérée. 

  4. A nous Paris
    par La rédaction d' A nous Paris

    Une plongée dans l’enfer de la prostitution difficile à supporter, mais filmée sans voyeurisme dans ce drame aussi fort que dérangeant, témoin nécessaire d’une réalité qui l’est encore plus.

  5. Fiches du cinéma
    par Alexis Duval

    Volontiers pessimiste, Les Elues prend aux tripes. A coup sûr une des oeuvres les plus édifiantes et les plus audacieuses de la sélection cannoise du Certain Regard 2015.

  6. Libération
    par Didier Péron

    Les films sur ce sordide commerce dans une des villes les plus dangereuses du pays ne manquent pas et, d’évidence, David Pablos n’a pas grand-chose à montrer ou à raconter.

  7. Les Inrocks
    par Théo Ribeton

    Le manque cruel de point de vue du film est là, à chaque scène, dans toute son abjection et sa bêtise, ne “dissimulant” le viol que pour bien le donner à entendre, érotisant les bourreaux sans trop savoir pourquoi, et ne creusant pas même le commencement d’un questionnement moral sur son sujet.