Titre original Los Domingos
Date de sortie 11 février 2026
Durée 118 mn
Avec Patricia López ArnaizJuan Minujín
Distributeur Le Pacte
Année de production 2025
Pays de production Espagne
Genre Drame

Synopsis

Ainara, 17 ans, élève dans un lycée catholique, s'apprête à passer son bac et à choisir son futur parcours universitaire. A la surprise générale, cette brillante jeune fille annonce à sa famille qu'elle souhaite participer à une période d’intégration dans un couvent afin d'embrasser la vie de religieuse. La nouvelle prend tout le monde au dépourvu. Si le père semble se laisser convaincre par les aspirations de sa fille, pour Maite, la tante d’Ainara, cette vocation inattendue est la manifestation d'un mal plus profond …

Critiques de Les Dimanches

  1. Première

    Pour un peu, on donnerait à Aniera, 17 ans, le bon Dieu sans confession. Elle a de grands yeux sombres, des joues rondes, une voix d’ange qu’elle exerce sur les bancs de la chorale du lycée et un air mélancolique. Elle a aussi cette foi en Dieu, en l’Eglise catholique, qui l’anime autant qu’elle l’interroge. Au point de lui inspirer une carrière de religieuse, n’en déplaise à son père (Miguel Garcés), veuf en reconstruction dépassé par cette crise d’ado peu ordinaire. Ou à sa tante, farouchement athée, et portée par une Patricia López Arnaiz dont la fièvre sceptique éclipse parfois la jeune Blanca Soroa. Car c’est bien sur celle-ci, sur la candeur sincère qui se dégage de ses traits juvéniles, que repose cette réflexion contemplative presque métaphysique.

    L’intérêt de ce film tient surtout à sa mise à jour rafraîchissante d’un marronnier cinématographique souvent associé au genre horrifique, à un Moyen-Âge poussiéreux ou à quelques rites macabres. Raconter les prémices de la vocation chez une adolescente de la Gen-Z, produit d’une société occidentale où le doute a pris le pas sur le dogme, n’avait ainsi rien d’évident. Et si la réalisatrice espagnole Alauda Ruíz de Azúa réussit à éviter les écueils d’un tel exercice – sans parvenir, toutefois à s’épargner quelques longueur évitables –, c’est qu’avec Les Dimanches, elle ouvre surtout un nouveau chapitre de son étude de la féminité, commencée dans son premier long-métrage, Lullaby (2022), et prolongée dans sa série Querer (2024). Entre initiation au Mystère et pulsions adolescentes, la notion de “corps” prend le pas sur celle de “foi” – c’est le corps de la jeune femme contre le corps de la congrégation, l’individualité intéressée contre l’abnégation du collectif. Habile conversion.

    Chloé Delos-Eray

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