- Première
Des couleurs automnales, trois enfants, une cabane en bois perchée dans un pommier et le gris du deuil. Inspiré des contes pour enfants de l’auteur tchèque Arnošt Goldflam, le film en stop-motion rappelle l’esthétique de Tim Burton. Dans un décor miniature, animé par des marionnettes, le réalisateur met en scène un long-métrage d’animation au charme étrange, aussi poétique que saisissant. Des marionnettes aux yeux exorbités, le visage pâle, allongé ou arrondi, se meuvent sur l’écran pour transmettre l’art de conter. Le film abrite quatre récits : la narration principale et trois contes racontés par la petite Suzanne qui hérite de sa grand-mère, tout juste décédée, l’art de conter. Le spectateur navigue alors d’histoire en histoire comme on parcourt un livre de nouvelles. Les contes du pommier font l’éloge de la fiction comme une façon d’affronter la réalité, à travers une poésie à l’étrangeté équivoque.
Lou Valette


