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Malou Khebizi a surgi en 2024 avec Diamant brut mais avec un personnage d’apparence si proche d’elle que sa capacité à ne pas rester la comédienne d’un seul rôle restait incertaine. Voilà ce doute levé. Tant elle porte ce Triangle d’or sur ses solides épaules. Dans ce premier long, elle incarne une jeune femme embauchée au service d’un riche Saoudien et de sa maîtresse dans un hôtel particulier qui va se transformer en prison dorée à même de se refermer sur elle et sa « patronne », bien plus fragile qu’elle n’y paraît. Le film (étonnamment proche du récent Moon de Kurdwin Ayub) souffre de faiblesses scénaristiques mais a le mérite de ne pas psychologiser inutilement les choses et de dessiner un éloge d’une sororité tout sauf évidente d’emblée. Mais son atout majeur tient dans la manière dont Malou Khebizi s’empare de son personnage pour l’emmener là où on ne l’attend pas, par ses ruptures de rythme, son aisance à jouer avec la même justesse la fermeté et la douceur, l’explosivité et l’intériorité.
Le Triangle d’Or 

