-
Voir défiler un générique dans lequel les noms des comédiens sont inscrits sur des étiquettes accrochées aux orteils des cadavres d'une morgue laisse espérer une parodie de thriller. En vain.
Aucun second degré dans l'imperturbable et elliptique récit étiré et presque sans dialogues de la déconfiture de ce gang de pieds nickelés. Ni dans l'utilisation d'un Stabat Mater Dolorosa dans les scènes d'embaumement, ni dans les mines très ténébreuses (de croquemort ?) du thanato que son charisme a fait dérailler dans une conception frankensteino-vampirique de son métier.
Le metteur en scène fourmille d'idées d'effets, mais s'il est sans doute amusant de tourner un film entre copains, pourquoi faudrait-il s'y fourvoyer quand on n'en est pas ?
-
Gérard Meylan fait une infidélité à Robert Guédiguian, le temps de ce premier long où il campe un thanatopracteur, (...). Une question s'impose alors : qu'est-il venu faire dans cette galère ? Car ce thriller est un "worst of" de ce qu'un cinéaste doit éviter : mise en scène aux effets appuyés, construction du récit inutilement complexe et jeu outré. Et constitue à ce titre une curiosité
Le Thanato


