Toutes les critiques de La Panthère des neiges

Les critiques de Première

  1. Première
    par Frédéric Foubert

    De son voyage avec le photographe animalier Vincent Munier au cœur des hauts plateaux tibétains, Sylvain Tesson avait déjà tiré un livre, La Panthère des neiges, Prix Renaudot 2019. Dans cette déclinaison cinéma, Marie Amiguet filme les deux hommes guettant l’apparition de la fameuse panthère, leur Moby Dick à eux, symbole d’une nature sublime et éternelle, quasi préhistorique. Les longues heures d’attente que nécessite l’affût sont l’occasion pour Tesson de méditer aux vertus de la solitude, de la concentration et de la déconnexion. L’écrivain-voyageur joue avec humour son rôle de globe-trotteur survolté soudain obligé de marquer un temps d’arrêt, mais son côté showman installe également une contradiction au cœur du film, en parasitant par la parole et un déluge d’aphorismes un très beau livre d’images, censé vanter l’importance de la contemplation et du silence.