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Sept ans après son César du court pour Les Bigorneaux, Alice Vial passe au format long en ambitionnant de faire rimer romantisme et fantastique. Son héroïne, qui travaille au sein d’un service palliatif, a renoncé à toute vie amoureuse, minée par un secret qu’elle ne peut partager au quotidien avec personne : sa capacité à voir et parler aux morts. Jusqu’au jour où elle rencontre Oscar, aussi drôle que charmant, qui l’incite à fendre l’armure . Avant qu’elle découvre… qu’il vient de mourir dans un accident ! Il y a du Ghost dans cette Âme idéale où l’on a plaisir à voir Jonathan Cohen dans un registre plus tendre qu’à l’accoutumée et à retrouver Magalie Lépine- Blondeau, l’héroïne de Simple comme Sylvain. Mais dans sa manière d’embrasser la question du passage à l’autre monde, le film navigue précisément trop, lui aussi, entre deux eaux, manque de fluidité dans ses rebondissements et sa gestion de seconds rôles pas assez creusés. Dommage.


