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George Ibrahim Abdallah. Ce nom fait resurgir de vieux démons et les prémisses d’un terrorisme aveugle et sanglant en plein Paris en 1986. Pour autant ce militant communiste libanais a été arrêté deux ans avant les faits pour son implication dans l’assassinat de deux diplomates étrangers dans la capitale. Ce supposé cerveau d’une fraction révolutionnaire va payer pour tout et passer une quarantaine d’années en prison sans que jamais des preuves solides ne justifient cette condamnation. Le documentariste Pierre Carles, spécialiste de la critique des médias officiels (Pas vu, pas pris…) remonte ici à la source de ce qui ressemble à une mascarade judiciaire. D’anciens journalistes acceptent de faire amende honorable et témoignent de leur « faute » relative à la pression d’une actualité alors très politique. Des archives montrent le combat de l’avocat Jacques Vergès pour faire libérer Abdallah. Carles, lui, sûr de son fait progresse dans les méandres du labyrinthe.


