Date de sortie 1 juillet 2026
Durée 91 mn
Réalisé par Phuong Mai Nguyen
Avec
Distributeur Diaphana Distribution
Année de production 2026
Pays de production France, Belgique
Genre Animation

Synopsis

À Los Angeles, AJ, lycéen discret, rencontre Kristen. Elle est passionnée de surf, lui de skateboard et de dessin. Ils tombent follement amoureux ; un avenir heureux se profile. Mais tout bascule lorsque Kristen tombe malade. Ensemble, ils se lancent dans un combat contre l’adversité, portés par la force de leur amour, leurs amis et leur passion désormais commune pour le surf et l’océan.

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Critiques de In waves

  1. Première
    par Edouard Orozco

    Avec Jim Queen (déjà en salles) et Blaise (à découvrir le 27 janvier 2027), ce premier long-métrage signé par la réalisatrice franco-vietnamienne Phuong Mai Nguyen, présenté en ouverture de la Semaine de la Critique, fait partie des pépites d’animation qui ont marqué Cannes 2026.

    Diplômée des Gobelins et de La Poudrière, la jeune cinéaste adapte ici la bande-dessinée éponyme du dessinateur californien AJ Dungo (publiée chez Casterman en 2019). Un récit très personnel - celui de son histoire d’amour avec Kristen et de leur combat contre le cancer – dont elle s’en empare avec virtuosité, nous décrivant cette romance tragique sur fond de skate et de surf avec une grande délicatesse.

    Tout commence par une rencontre toute mignonne, et en apparence banale, dans une soirée au lycée. AJ est timide et maladroit, et bouscule Kristen sur la piste de danse. Il a peur de l’eau, elle va lui apprendre à rider les vagues. C’est l’amour plouf.  In Waves glisse sur les clichés, et de l’idylle adolescente on bascule bientôt au drame adulte. C’est aussi visuellement magnifique que très finement écrit, les flashbacks sur les origines du surf à Hawaï dialoguant à merveille avec le sort inéluctable qui attend cette love story.

    Phuong Mai Nguyen frappe fort avec ce coup d’essai, et sa maîtrise de l’animation impressionne tout autant que la virtuosité de sa narration, sa mise en abîme du dessin (In Waves incorpore de vraies créations du vrai AJ) et son travail avec les acteurs, qui ont été au cœur du développement du projet depuis ses origines. On voit Lyna Khoudri jouer sous l’image, autant qu’on l’entend. On se laisse emporter, et on ressort émerveillé et les yeux embués de larmes de ces 90 minutes d’émotions pures. De grand cinéma.

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