Date de sortie 15 avril 2026
Durée 135 mn
Réalisé par Gore Verbinski
Avec Sam RockwellJuno TempleHaley Richardson
Distributeur Metropolitan Filmexport
Année de production 2026
Pays de production Etats-Unis, Allemagne
Genre Fantastique

Synopsis

Un soir, dans un resto minable de Los Angeles, un homme étrange et débraillé débarque avec un détonateur à la main et affirme venir du futur. Ce serait la 117ème fois qu’il remonte le temps pour empêcher l’apocalypse déclenchée par une IA et sauver une humanité lobotomisée par les écrans. Son ultime stratégie : recruter les clients du restaurant pour former une équipe capable de sauver le Monde. Si ce groupe aussi improbable que mal préparé y parvient, alors l’Humanité a peut-être encore une chance… Ou peut-être pas. Qui sait ?

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Critiques de Good Luck, Have Fun, Don’t Die

  1. Première
    par Gael Golhen

    Il y a deux manières de voir ce film. La première : un blockbuster de SF déglingué, un peu long et un peu bavard. La seconde : un objet pop joyeusement anarchique qui ressemble à un Terminator réécrit par Charlie Brooker après trois RedBull et une crise existentielle sur ChatGPT. Gore Verbinski  réussit les deux à la fois. Le pitch tient sur un coin de table de diner : un voyageur du futur (Sam Rockwell en prophète punk) débarque dans le présent pour recruter une bande de paumés et empêcher une intelligence artificielle de provoquer la fin du monde. A partir de là, le film devient une course folle qui slalome entre satire techno, buddy movie et apocalypse geek, propulsée par des références évidentes (de Terminator 2 à Matrix en passant par Gilliam). Pourtant, le vrai carburant est ailleurs : c’est Rockwell. Hirsute, ironique, au bord de la rupture, il joue son messie temporel comme quelqu’un qui aurait trop vu l’avenir pour rester poli. Chacune de ses apparitions injecte un mélange de panique et d’humour qui rappelle que Verbinski reste l’un des rares réalisateurs capables de faire de la parano technologique un vrai spectacle. C’est peut-être ça le problème d’ailleurs : Good Luck… avance à l’excès. Les idées arrivent plus vite qu’elles ne sont digérées, certains personnages disparaissent comme ils sont apparus et le dernier acte transforme la satire en simple bataille SF. Comme son perso principal, le film zigzague et s’emballe. Tout ne tient certes pas, mais l’ensemble garde une qualité rare : l’impression d’être bricolé à la main, avec des intuitions et des accidents. L’apparition de Rockwell dans le diner - scène à la fois cheap et magnifiquement chorégraphiée - suffit à rappeler ce que peut être un cinéma qui pense encore en termes de mise en scène. Alors autant suivre ce guide intergalactique.

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