Toutes les critiques de Glory To The Filmmaker!

Les critiques de Première

  1. Première
    par Alex Masson

    Séance de brainstorming introspectif, Glory to the filmaker! a de quoi épuiser à force d'égotisme mais, surtout, de quoi émouvoir lorsqu'il invite à partager les doutes d'un cinéaste avant que ce dernier ne sort enfin d'une pose théorique et admettre son impuissance. Le Kitano que l'on admire, entre trouées mélancoliques et vision absurde du monde, réapparaît alors. Il est convalescent, mais va déjà beaucoup mieux.

Les critiques de la Presse

  1. Fluctuat

    Avec Glory to the Filmmaker !, takeshi kitano continue d'errer et de s'interroger sur lui-même et son cinéma pour en revenir à ses bases : l'humour régressif, l'absurde, le non-sens et l'autodérision. L'homme de cinéma rencontre l'homme de télé, ça passe ou ça casse. - Exprimez-vous sur le forum cinéma Depuis Zatoichi, Takeshi Kitano ne cesse de rompre avec ce qui a fait ses succès internationaux pour revenir à ses fondamentaux. Glory to the Filmmaker ! prolonge cette voie et la radicalise : dans la continuité de Takeshis', Kitano réemploie l'autoportrait pour s'interroger sur son cinéma et sa capacité à rebondir vers d'autres horizons. Si l'essai précédent empruntait au cubisme, Glory to the Filmmaker ! abandonne apparemment toute velléité formelle pour enchaîner une série de sketchs à mi chemin entre Hamburger film sandwich, "bertold brecht" rec="0" et le Collège fou fou fou. Emboîtement de Matriochka à visages multiples, le film commence par enchaîner les métafictions comme autant de genres que Kitano n'a pas encore visités : accompagné d'un étrange double mannequin prenant sa place durant certaines scènes, il refait du yazujiro ozu, tente un film de ninjas, d'horreur, un mélo, un énième yakuza eiga, un autre à partir de ses souvenirs d'enfance (réels), puis constatant à chaque fois que ça ne marche pas, il essaie une ultime incursion dans la SF qui prendra la majeure partie du film.Après une première partie mêlant distanciation, parodie, autodérision et hommage, Kitano embraye donc sur une farce délirante où tout n'est plus que non-sens et absurde. Un humour très japonais, très régressif, qui chez l'auteur à un précédent : Getting any ? et ses sketchs pour la télévision. La seconde moitié de Glory to the Filmmaker ! est une galerie de personnages improbables, des scènes nombreuses et indescriptibles où l'on passe d'un duo de chefs cuistots catcheurs à des mannequins de "zinedine zidane" rec="0" filant des coups de tête, sans savoir le pourquoi du comment. Débile mais parfois loufoque et désopilant, cet essai kamikaze et schizo dessine surtout un vrai portrait de Kitano, bouffon génial au visage mutique chez qui tout réside dans l'enfance. Derrière sa forme décousue le film garde aussi sa cohérence : Glory to the Filmmaker ! se veut illustrer le cerveau de Takeshi (le film commence par un scanner de son double mannequin). Dans cette idée, la seconde partie reflète parfaitement son humour protéiforme et débridé, la générosité de ce film maso et réflexif, conceptuel et étonnamment primitif. Un film jouet, petit théâtre de poupées détraquées et rieuses qui ne se prend pas au sérieux.Glory to the filmmaker !De Takeshi KitanoAvec Takeshi Kitano, Toru Emori, Kayoko KishimotoSortie en salles le 16 juillet 2008Illus. © CTV International - Exprimez-vous sur le forum cinéma- Lire les fils japon, réalisateur sur le blog cinéma- Lire la critique de Takeshis' (2006), Zatoichi (2003), Dolls (2003), Getting any ? (2001)- Lire notre histoire du cinéma japonais