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Le geste est ambitieux. Pour son premier long métrage de réalisatrice, la comédienne Marie Rémond a choisi de traiter par le prisme de la comédie le sujet douloureux de la charge mentale des femmes et son corollaire, la sensation d’imposture à laquelle elle donne naissance dans un monde souvent dominé par un masculin peu partageur. Elle incarne elle-même son héroïne, une jeune femme évoluant dans le milieu du théâtre, engluée dans une relation toxique avec un metteur en scène star et soudain propulsée à la tête d’une troupe de théâtre, suite à la mort soudaine de celui qui la dirigeait et dont elle était l’assistante. Elise sous emprise raconte le parcours d’une femme submergée par des crises de panique qui vacille avant de sembler embarquée dans une chute lente et sans fin. Mais le mélange des genres ambitionné peine hélas à tenir sur la longueur. Et si le film réussit à susciter une émotion sincère et jamais larmoyante, il se révèle moins convaincant dans ses moments de pure comédie. On a même parfois la sensation de se retrouver devant une œuvre en construction, avec des coupes non effectuées au montage, en dépit de la justesse attachante de l’interprétation de sa comédienne-réalisatrice.


