Toutes les critiques de Ciudad sin sueno

Les critiques de Première

  1. Première

    Partir ou rester ? Tel est le dilemme qui se pose aux habitants de Cañada Real, le plus grand bidonville d’Europe situé dans la banlieue de Madrid. Au sein d’une communauté Rom qui l’habite, la question se fait doublement difficile pour Toni, un adolescent de quinze ans dont la famille se divise à ce sujet : partir dans l’espoir d’une vie meilleure, ou rester avec ses amis et son grand-père dont il est très proche ? Inspiré de situations bien réelles, le film joue sur la frontière entre fiction et documentaire. La part d’onirisme et de fantaisie à même de justifier le recours à la fiction se fait parfois trop discrète, mais offre à Ciudad sin sueño ses meilleures séquences : de nuit ou lors des fréquentes pannes de courant, lorsque Toni est accompagné de son chien ou quand il filme directement avec son téléphone. À défaut d’espoir, la caméra filtrée d’un téléphone offre encore à l’enfant de rêver un autre quotidien. Et c’est déjà ça de pris.

    Nicolas Moreno