Toutes les critiques de Bouchra

Les critiques de Première

  1. Première

    Bouchra est une louve d’origine marocaine. Réalisatrice, elle vit à New-York, où elle est libre de vivre son homosexualité comme elle l’entend. Le nez dans l’écriture d’un film, elle enchaîne les échanges téléphoniques introspectifs avec sa mère. Pépite de l’animation pour adulte, Bouchra est un ovni cinématographique, de ces propositions radicales, joyeux meltings pots d’expérimentations esthétiques et narratives, qui relèvent de l’aléatoire “ça passe ou ça casse”. Ici, sous la plume d’Orian Barki et Meriem Bennani, l’anthropomorphisme des imaginaires animés traditionnels est bombardé par une autofiction transgressive ; la teneur documentaire de la quête identitaire (avec ces dialogues, issues de vraies conversations entre Meriem Bennani et sa mère) brouille les contours de la mise en abyme du film dans le film. C’est parfois cacophonique, c’est souvent dense, c’est toujours génial. Et ça passe.

    Chloé Delos-Eray