-
Documentaire dérangeant, Agnus Dei nous entraîne dans le passé de Jesús, un jeune Mexicain qui fut abusé sexuellement par un prêtre local. Confronté à des photos d’enfance plus ou moins explicites, le spectateur est envahi par un sentiment de malaise à mesure que se succèdent les nombreux témoignages détaillés du jeune homme. Si la réalisatrice résignée édulcore cette charge contre l’Église, c’est pour mieux se concentrer sur l’histoire de cette famille pieuse et brisée mais surtout sur ce fils à la recherche de son bourreau afin de pouvoir se reconstruire.
Toutes les critiques de Agnus Deï
Les critiques de Première
Les critiques de la Presse
-
Un doc révulsant, choquant, mais indispensable.
-
Une quête qu’a suivie la réalisatrice Alejandra Sánchez dont le documentaire a valeur de témoignage, édifiant. Il dénonce la toute-puissance de l’Eglise, son hypocrisie à l’égard de la chose sexuelle et l’omerta dont bénéficient les criminels qu’elle abrite avec une douceur et une retenue d’où sourdent la douleur et l’indignation. A l’image de Jesus, masquant ses blessures intérieures béantes sous sa bonne bouille et des velléités réconciliatrices qui forcent l’admiration.
-
Même s'il aurait gagné à plus de sobriété ce documentaire dénonce, avant les pires excès qui en découlent, l'absurdité et le danger de la chasteté forcée.
-
Du diocèse de Boston aux établissements d'éducation surveillée en Irlande, le casier judiciaire de l'institution mise en cause dans Agnus Dei est assez lourd pour qu'on accorde du crédit à ce réquisitoire.
Si bien que, sous l'habillage presque primesautier du film, on sent sourdre une colère qu'il n'est pas difficile de partager.
Agnus Deï

