Date de sortie 22 avril 2026
Durée 113 mn
Réalisé par Leyla Bouzid
Avec Hiam AbbasMarion Barbeau
Distributeur Memento Distribution
Année de production 2026
Pays de production France, TUNISIE
Genre Drame

Synopsis

De retour en Tunisie pour les funérailles de son oncle, Lilia retrouve une famille qui ignore tout de sa vie à Paris. Déterminée à éclaircir le mystère de cette mort soudaine, Lilia se retrouve confrontée aux secrets d'une maison où cohabitent trois générations de femmes

Critiques de À Voix Basse

  1. Première
    par Thierry Chèze

    En trois longs métrages, la tunisienne Leyla Bouzid a su tracer une ligne qui guide son cinéma : l’exploration de la manière dont le fait politique et social influe sur l’intime. Et ce sans que ses films ne bégaient. Ainsi après Une histoire d’amour et de désir, jeu du chat et de la souris érotico-sentimental où l’audace du verbe tenait un rôle central, A voix basse repose sur l’inverse. Les silences, l’incapacité à dire les mots pour dire ce qu’on ressent. Lila, une trentenaire vivant à Paris, revient en Tunisie pour les funérailles de son oncle, accompagnée par Alice, dont on comprend vite par la manière dont elle la cache qu’elle est sa compagne. Et dès son arrivée près des siens, derrière la douleur du deuil et la chaleur des retrouvailles, on perçoit surtout la somme de non-dits. Jusqu’à ce que la mort trop soudaine de cet oncle déclenche une enquête policière et fasse remonter à la surface ses secrets dont la révélation aura un effet domino sur tout ce qui ne peut plus dès lors plus rester sous le tapis. Cette homosexualité honteuse et tue car toujours passible de prison en Tunisie, du moins quand on est un homme car la même situation entre deux femmes n’est pas punie. Comme si elle était encore plus inconcevable ! Leyla Bouzid raconte cette parole qui tant bien que mal se libère avec une finesse d’écriture infinie à commencer par celle de personnages riches en contradictions. Lila (Eya Bouteera, une révélation), cette fille, si proche de sa mère et qui, pourtant, n’a pu confier qu’elle partage sa vie avec une femme qu’à son père. Sa mère Wahida (Hiam Abbass, impériale) qui savait tout sur son frère et l’a protégé mais peine à accepter l’homosexualité de sa fille. Sans une once de manichéisme, A voix basse se révèle un grand film politique poignant et courageux.

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A voix basse : un grand film politique poignant et généreux [critique]

La réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid s’empare d’un sujet tabou dans son pays – l’homosexualité – et dresse un portrait tout en subtilité d’une famille abimée par les non-dits qu’il provoque