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Porté par des comédiens étonnament justes (Luca Zingaretti ou Laura Chiatti), "A casa nostra" relève de l'autopsie: des sentiments, du cynisme et de la perte de repères d'un pays.
Toutes les critiques de A Casa Nostra
Les critiques de Première
Les critiques de la Presse
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(...) A casa nostra est un film choral, un de plus, mais d’une noirceur sans pareille. (...)Pour Francesca Comencini, cinéaste engagée, il s’agit à travers une chronique politico-policière de stigmatiser la déshumanisation générale, le triomphe du système marchand, la perte des valeurs – magnifique portrait de vieux professeur contraint de vendre ses livres anciens.
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(...) Francesca Comencini est une humaniste. Et A Casa Nostra, un film de femme, qui ne voit d'avenir vivable qu'avec un bébé dans un ventre, fût-il celui d'une prostituée radieuse comme une madone sur une table de la morgue. Le film est implacable, mais l'auteur sait lui donner un raffinement dans l'image et le son, et de beaux plans, comme celui du baiser des vieux mariés. Là, d'ailleurs, est son message : réapprendre la transparence, la loi du coeur, le désir de construire.
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Etrangement le cinéma de Melville plane sur cette belle œuvre. Francesca Comencini filme merveilleusement la ville et ses citadins enfermés dans leur mal de vivre. Devant sa caméra :une femme qui a perdu un enfant et ne s’en remet pas, un top model qui souffre de ne pas pouvoir être anorexique, un magasinier qui travaille pour la maffia, un pompiste amoureux d’une prostituée, un bibliophile obligé de vendre ses livres rares pour régler ses impôts.
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Cet énième film choral, où la vie de l'une s'entrelace dans celle de l'autre, ne scotche pas le spectateur sur son fauteuil, mais se laisse regarder gentiment. Les rebondissements croisés ont d'ailleurs moins d'interêt que l'entité de chacune des petites histoires que nous raconte Francesca Comencini, l'autre fille du réalisateur Luigi Comencini.
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La narration circulaire englobe toute une collection d'individus désaccordés qui entrent dans la ronde avec leurs imperfections. Mais les trajectoires trop fragmentaires se contentent d'aligner les clichés sur la corruption du pouvoir sans évoluer dramatiquement. La colère de Francesca Comecini affleure, mais son film bouscule sans convainvre.
A Casa Nostra

