L'Irak, pays tristement célèbre et dévasté, ces dernières années, par la folie des hommes, est aussi le berceau des premières civilisations, et Bagdad fut un temps le centre culturel du monde arabo-islamique. Le maqam irakien témoigne donc de la confluence des civilisations arabe, persane et turque, chaque grand centre urbain ayant développé son style propre.Alors que le maqam arabe désigne un mode musical, le maqam irakien est un genre vocal, savant et populaire, fondé sur une succession de passages chantés à la codification complexe. Dans le cadre religieux, le maqam est uniquement vocal. Dans le cadre profane (les cafés et les fêtes), il est accompagné généralement par un santour (cithare sur table trapézoïdale, à cordes frappées), un djozé (vièle à 4 cordes), un tabla (tambour à une membrane) et un daff (tambour sur cadre à cymbalettes). Parfois s'y associent le qanun (cithare à cordes pincées), le oud (luth à manche court) et le nay (flûte de roseau).Yusuf Omar, né en 1918, mort en 1987, était le plus grand chanteur professionnel de Bagdad. Fidèle au répertoire traditionnel, religieux et profane, c'est dans les cafés et les cérémonies religieuses de son quartier de Bagdad qu'il avait découvert le maqam. Les années 50 le voient à la radio et à la télévision ; ensuite, il se produit chez lui et dans le cadre de tournées internationales, à l'invitation d'émigrés irakiens.
| Genre | Homme |
|---|---|
| Avis |

