Nom de naissance Pierre Perrault
Naissance
Montréal, Québec
Décès
Genre Homme
Profession(s) Réalisateur/Metteur en Scène
Avis

Biographie

Il naît dans une famille de commerçants (bois en gros). Après les années de collège, il étudie le droit aux universités de Montréal, de Paris, de Toronto (1948-1954), puis il le pratique à Montréal (1954-1956). Le besoin de poésie et l'amour de l'écriture l'amènent à Radio-Canada, où il entre comme rédacteur puis auteur radiophonique en 1955. Il y fera près de 300 émissions. Entre 1958 et 1960, il transpose (avec le concours de René Bonnière) ses émissions de radio Au pays de Neufve-France pour la télévision. Cela donne une suite de 13 courts métrages de 30 minutes. La vision personnelle et le style de Perrault s'y mettent en place, magnifiquement. Tête-à-la-Baleine, en particulier, atteint à la grandeur, la vérité et l'émotion du plus pur Flaherty. Cette expérience d'ethnographie sentimentale inspire les « chroniques de terre et de mer », poèmes en prose de Toutes Isles venus parfois directement de la bande son des films. 1961-1963 : Perrault vit deux ans dans l'intimité des habitants de l'Isle-aux-Coudres, sur le Saint-Laurent. Il entreprend avec eux sa trilogie : Pour la suite du monde (1963) ; le Règne du jour (1966) ; les Voitures d'eau (1969). Ces titres éloquents lui sont fournis par ses « personnages » eux-mêmes, qu'il laisse parler à leur guise dans leur vieille langue préservée, après les avoir impliqués dans une entreprise collective reprise de la pêche au marsouin abandonnée depuis 39 ans, construction d'un canot selon les techniques artisanales tombées en désuétude ou personnelle : le vieux couple des Tremblay, avec son fils aîné, vient en France pour y retrouver ses ancêtres. La démarche flahertyenne du cinéaste est patente. Lui aussi veut fixer, dans leur plus haute dignité, une culture et une vie communautaires en voie de mutation. Le mouvement nationaliste, particulièrement intense et actif entre 1960 et 1970, impulse incontestablement l'inspiration poétique de Perrault. Le Québec approfondit son identité, retourne à ses racines ; les films de Perrault lui restituent une mémoire, proche et vivante. La parole, spontanée, créatrice, y compte plus que l'image, qu'elle ordonne, nourrit, justifie : « Si je regarde des hommes qui posent des gestes, bâtissent, chassent, pêchent, je fais de la zoologie. L'étude de l'homme commence à la parole. » Avec les seuls moyens du cinéma direct mais un sens aigu du prochain, un art subtil du montage, Perrault « fictionnalise » le document sans s'écarter d'un pouce de la réalité. Sous la pression des événements de l'histoire québécoise, sa politisation s'accroît. Avec Michel Brault, il filme l'Acadie, l'Acadie : une grève d'étudiants du Nouveau-Brunswick parfaitement saisie dans son devenir, son vécu imprévisible, interrogée dans ses mobiles manifestes ou cachés. Mais Un pays sans bon sens, qui recommence le pèlerinage aux sources françaises du Règne du jour et fait parler des intellectuels, convainc peu. Ses protagonistes disent ou revendiquent leur appartenance au pays profond, ils ne l'incarnent plus comme faisaient les « naïfs » de l'Isle-aux-Coudres. Perrault ne retrouvera plus le bonheur, la richesse humaine du premier versant de son uvre. Depuis 1972, son fort talent n'a cessé de perdre de sa singularité.

Filmographie Cinéma

Année Titre Métier Rôle Avis Spectateurs
1985 La Grande Allure, 1ere partie Réalisateur -
1985 La Grande Allure, 2e partie Réalisateur -
1983 Les Voiles bas et en travers Réalisateur -
1982 La Bête lumineuse Réalisateur -
1980 Gens d'Abitibi Réalisateur -

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