Genre Homme
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Biographie

Comme trois de ses compères de l'attaque allemande, miroslav Klose, lukas Podolski et gerald Asamoah, Oliver Neuville n'est pas né en Allemagne. Lui, c'est à Locarno, en Suisse, qu'il a vu le jour le 1er mai 1973.  Comme les autres, il n'est toutefois pas dénué de qualités, bien au contraire. Sa carrière commence donc dans son plat pays natal, au Servette de Genève en 1992. Dès sa 1ère saison sous les ordres de Michel Renquin, il s'impose au coeur de l'une des meilleures équipes helvètes. Et surtout il reçoit les conseils d'un joueur exceptionnel : Sonny Anderson. Cette saison là les deux hommes sont associés en attaque. Mais c'est surtout la saison suivante que Neuville va "exploser". Il inscrit 16 buts en 32 matches et devient Champion de Suisse.  La saison 94-95 est un peu moins fructueuse. Oliver ne dispute que 14 rencontres, principalement à cause de blessures. Enfin, sa dernière saison sous les couleurs grenat répond à toutes les attentes de ses nombreux fans. Il inscrit 15 buts en 34 matches. A 23 ans, Oliver a alors soif d'aventures et de titres.  Beaucoup l'imaginent en Allemagne, mais il signe à la surprise générale à Tenerife. qui réalise une très bonne saison, notamment en Coupe d'Europe où les Espagnols ne s'inclinent qu'en 1/2 finale façe à Schalke 04. En championnat Oliver joue beaucoup (33 matches) aux côtés de Juanele, Pinilla ou Felipe, les stars de l'équipe.  Mais ses cinq buts vont le contraindre au départ. Pour Neuville c'est un petit échec.  Il se tourne alors vers son pays d'adoption et rejoint le Hansa Rostock. C'est alors qu'il se fait véritablement découvrir en Allemagne. Beaucoup le comparent déjà au génie Gerd Müller notamment par son petit gabarit (1,71m, 64kg) et son intuition dans la surface.  Pour cette première saison en Bundesliga, il marque 8 buts en 17 matches ce qui lui permet d'être appelé pour la première fois par le sélectionneur Erik Ribbeck. C'est donc contre Malte en septembre 98 qu'il enfile la tunique aux 3 étoiles. La saison suivante sera encore une grande réussite puisqu'il marque 14 buts en 33 matches.  Mais Oliver Neuville voit plus loin et veut rejoindre un grand club allemand. C'est le puissant Bayer Leverkusen qui réussit à l'acheter au nez et à la barbe des plus grands clubs et lui offre l'opportunité de découvrir la Ligue des Champions. Ses partenaires se nomment alors Lucio, michael Ballack ou bernd Schneider.  A Leverkusen Neuville se plait bien et devient l'une des meilleures gâchettes du championnat, Notamment en 2000-2001 où il inscrit 15 buts. Mais c'est la saison 2001-2002 qui reste le meilleur souvenir, avec une finale de Ligue des Champions perdue contre le Real. Fin de saison maudite puisqu'il perdra aussi la finale de la Coupe du Monde contre le Brésil et la Finale de la Coupe d'Allemagne contre le Bayern.  Les deux saisons suivantes seront beaucoup plus calmes. Il n'inscrira que 10 buts en 65 matches. Après le départ de l'emblématique Klaus Töppmoller à la fin de la saison 2002, Neuville n'est plus le même. Il part alors à Monchengladbach où il retrouve petit à petit le chemin des filets. C'est donc en toute logique qu'il est sélectionné avec la "Mannschaft" pour la Coupe du Monde.  Une récompense pour ce joueur de 33 ans, surtout que le sélectionneur se nomme Jürgen Klinsmann. A Neuville d'imiter une nouvelle fois son illustre prédécesseur. Devancé par les jeunes Klose et Podolski, Neuville ne jouera que sept bribes de matches, réussissant à marquer un petit but tout de même. Avec l'âge, Neuville ne joue presque plus. Et pourtant, son entraîneur continue de lui faire confiance. Auteur de quatre buts en 16 matches en 2006, il n'a pas encore joué le moindre match cette année, la faute à une longue blessure aux adducteurs. Cela ressemble très fortement à une fin de carrière pour le papy des terrains.