Nom de naissance Lautréamont
Avis

Biographie

Fils d'un commis-chancelier au consulat général de France, il naît à Montevideo. Il arrive en France à l'âge de quinze ans, et suivra des études au Lycée impérial de Tarbes, ainsi qu'à Pau. Elève très doué mais d'un caractère taciturne, il excelle tout particulièrement en mathématiques. Nanti du baccalauréat, et après un voyage en Uruguay, il monte à Paris en 1867 afin de poursuivre ses études : on suppute qu'il aurait préparé l'entrée à l'école polytechnique. En 1868, il publie à ses propres frais les premiers Les Chants de Maldoror. Un an plus tard, c'est la totalité des six chants qui seront imprimés en Belgique, mais non publiés : l'éditeur craignait que la grande liberté de ton ne choque le public. C'est à cette époque qu'Isidore Ducasse prend le pseudonyme de « Comte de Lauréamont », que de nombreux critiques considèrent comme un emprunt au Lautréamont d'Eugène Sue. En 1870, il fait publier sous son vrai nom un premier recueil de poésies. Cette même année, le 24 novembre, Lautréamont décédera chez lui. Les causes de sa mort sont passées sous silence sur son acte de décès. Les Chants de Maldoror ne connaîtront le succès qu'après sa mort. Un éditeur tarbais installé en Belgique fait l'acquisition de la première édition en 1874. Ce n'est que neuf ans plus tard que Max Waller, directeur de la Jeune Belgique, révélera les Chants à un plus large public, en en publiant un extrait. Les jeux formels, les adresses fréquentes au lecteur, l'humour noir et grinçant, l'absurdité qui se pare de scatologie, d'anthropophagie et de satanisme représentent autant d'éléments qui seront salués par Alfred Jarry, ainsi que par l'avant-garde surréaliste.