Formé à l'époque de la Vera Cruz, il révèle assez vite un univers personnel. Son uvre, maîtrisée ce qui est alors assez rare et dont il est l'auteur complet (parfois, il tient la caméra), constitue un objet de controverses, car les uns la jugent européanisée et formaliste, les autres la portent aux nues. Admirateur de Joseph von Sternberg et d'Ingmar Bergman, il ébauche une mythologie un peu métaphysique, tendant à faire de ses personnages des incarnations de concepts. L'érotisme, d'abord suggéré et sous-jacent, devient omniprésent avec le Jeu de la nuit, film de qualité, qui paraît à contre-courant du Cinema Novo, alors en plein essor. L'évolution ultérieure dénote une psychologie sommaire et la mise en scène d'angoisses existentielles tournant à vide. Faillite sans doute d'un « cinéma d'auteur » auquel on rattachait jadis volontiers Rubem Biafora (Ravina, 1958) et Flavio Tambellini (O Beijo, 1964).