Né à Abbazia en Italie (à présent Opatija en Croatie), de parents médecins, le jeune Frank Horvat troque, à quinze ans, sa collection de timbres contre un appareil 35 mm Retinamat. Au sortir de l'après-guerre, il séjourne à Lugano (Suisse) et entreprend des études de dessin à l'Accademia di Brera. Il commence à travailler comme graphiste pour une agence de publicité, puis, en 1949, se lance comme photographe indépendant pour le compte de nombreux magazine. Dans les années 1950, Frank Horvath entreprend de nombreux voyages. Le premier le conduit à Paris et lui donne l'occasion de rencontrer Henri Cartier-Bresson ainsi que Robert Capa. En 1952-1953, il découvre à ses propres frais l'Inde et le Pakistan (des photos sont publiées dans Paris Match, Picture Post et Life) puis l'année suivante, s'installe à Londres. En 1955, Frank Horvath se base à Paris et se fait internationalement connaître comme photographe de mode. Il collabore aux très influents Jardin des Modes, Elle, Glamour, Vogue et Harper's Bazaar. La même année, Edward Steichen intègre quelques de ses clichés pour l'exposition « The Family of Man ». En 1958, il rejoint la célèbre agence Magnum en tant que photographe associé. Il y reste attaché durant trois ans. Dans les années 1960, Frank Horvath poursuit son activité de photographie de mode et de publicité, en Europe et aux Etats-Unis. Il travaille pour Strip-tease et Television, entreprend un tour du monde pour le magazine allemand Revue...Entre 1976 et 1986, Frank Horvath conduit trois projets d'auteur en couleur : « Portraits d'arbre » (il dit au sujet de cette série réalisée en 1976 : « J'aime penser à ces images comme à des portraits, particulièrement quand l'arbre est isolé dans le paysage, de manière qu'il peut étendre ses branches dans toutes les directions et exprimer par là, pour ainsi dire, sa personnalité »), « Vraies Semblances » (1980-1986, sur les femmes et les émotions qu'elles suscitent, l'histoire et le portrait) et « New York, up and down ».Dans les années 1980, Frank Horvat souffre de problèmes aux yeux et risque la césite. Il entreprend alors une série d'entretiens avec ses confrères (Edouard Boubat, Robert Doisneau, Jeanloup Sieff, Don Mac Cullin...) qu'il réunit dans son ouvrage, Entre vues.A partir de 1989, Frank Horvath exploite les possibilités du numérique et travaille sur différents projets de livres : Sculptures de Degas, Bestiaire, Chimères, Les Métamorphoses d'Ovide, Promenades dans Boulogne-Billancourt, Histoire de la mode au musée Galliera et Figures romanes.Dans sa dernière série en couleur, « La Véronique » (2002-2003), Frank Horvath s'impose de ne pas photographier au-delà d'un rayon de cinquante mètres autour de sa maison provençale. Le propos de l'ensemble est de « laisser l'empreinte d'un présent et d'un regard particuliers ». Quelques oeuvres majeures : Le Sphynx, rue Pigalle, 1956. Gélatine d'argent Champs Elysées, vus de l'Arc de Triomphe, 1956. Gélatine d'argent Les Halles, 1957 Cirque de Moscou, Paris, 1958 Chanel, 1959 Dans la loge, 1963. Gélatine d'argent. 39 x 26 cm Modèle avec Fellini, 1963. Gélatine d'argent. 39 x 27 cm Série Time Machine, 1962-1963. Série Entre Vues, 1986-1988. Série La Véronique, 2002-2003.
| Genre | Homme |
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