François Pérol est un haut-fonctionnaire et banquier d'affaire français, pressenti pour prendre la tête d'un nouvel établissement regroupant les banques populaires et la caisse d'épargne. Parcours sans faute vers les sommets Le désordre pourrait enfin survenir dans la vie de ce parfait légionnaire de la finance. Tout dans son début de parcours révèle la qualité et le sérieux, de son double diplôme HEC et IEP de Paris à son entrée à l'ENA, dont il sort major de promo en 1990, ce qui lui permet de devenir inspecteur général des finances. Haut-fonctionnaire au Trésor, il est aux ordres de Francis Mer puis de Nicolas Sarkozy, le temps des sauvetages d'établissements comme France Télécom ou Alcatel, et de la naissance d'autres comme Sanofi-Aventis. C'est le temps du premier effet Sarko: le charme de l'homme d'Etat le pousse à rejoindre les rangs de l'UMP en 2004. Puis il entre dans la finance privée, toujours au top niveau. Associé gérant de la banque Rothschild & Co. A ce titre, il conseille Philippe Dupont, PDG des Banques populaires, pour la création de Natixis, filiale commune avec la Caisse d'épargne. Pour aller loin, encore faut-il voler droit L'excellence et son premier rapport avec Sarko lui ouvre la porte du gouvernement en mai 2007, quand le nouveau résident de l'Elysée lui demande d'être son secrétaire général adjoint. Et là, patatra ! Crisedes subprime transformée en crise du système bancaire, Pérol est aux manettes en ces temps noirs pour les argentiers. La Caisse d'épragne et les Banques populaires s'effondrent, notamment en raison de la gestion catastrophique de Natixis. Super Sarko propose alors l'idée de trop, celle qui cache une carrière brillante derrière un sentiment de collusion: Pérol chargé de la fusion Banque populaire et Caisse d'épargne, pourrait en devenir le président ! Ni une ni deux, l'opposition accuse le respectable haut fonctionnaire d'avoir enfreint la loi du 29 janvier 1993 sur la prévention de la corruption, qui interdit à tout fonctionnaire de rejoindre une entreprise privée sur laquelle il a exercé un contrôle. Ni lui ni le président de la république n'ont cru nécessaire de saisir la Commission de déontologie de la fonction publique. Ils se contentent de l'avis de leur président Olivier Fouquet. De quoi énerver un peu plus l'opposition, qui se prononce contre le projet de fusion Caisse d'épargne - Banques Populaires débattu à l'Assemblée lundi 18 mai.
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