Nom de naissance Hédelin
Genre Homme
Avis

Biographie

François Hédelin est né le 4 août 1604 à Paris. Il est le fils d’un avocat au parlement et Conseiller au Trésor, Claude Hédelin, et de la fille du chirurgien Ambroise Paré, Catherine Paré.Après ses études, François Hédelin décide de marcher sur les pas de son père en commençant par exercer le métier d’avocat à Nemours. Cependant, il abandonne vite le droit pour se reconvertir dans le service religieux. Il devient prêtre et précepteur du marquis de Brézé, le futur duc de Fronsac, le neveu de Richelieu. Vers 1617, François Hédelin reçoit l’abbaye d’Aubignac, quelque temps après, il reçoit aussi celle de Meymac. Le duc de Fronsac le gratifie d’une pension s’estimant à 4000 livres, mais lorsque ce dernier décède en 1646, sa famille la lui supprime. Profondément touché par cette disparition, François Hédelin en demeurera marqué à vie, et décide alors de retourner à Nemours.L’abbé d’Aubignac a porté beaucoup d’intérêt à la littérature, mais aussi aux membres du cercle littéraire. Rigoureux sur les règles traditionnelles, il s’est fait beaucoup d’ennemis à cause de son esprit critique très poussé. En 1640, il exprime sa désapprobation face à l’Heautontimoroumenos de Gilles Ménage, et écrit Térence justifié en guise de réponse. Avec Pierre Corneille, il a également entretenu des rapports très tendus, n’ayant cesse de l’attaquer par rapport à ses œuvres. Lorsque Corneille publie les deux tragédies Sophonisbe et Sertorius, il rétorque en éditant des dissertations concernant le poème dramatique. Pierre Corneille, outragé, mais dans l’impossibilité d’en interdire l’impression, riposte par procuration en demandant à l’une de ses connaissances de publier Défenses de la Sophonisbe et du Sertorius. Hédelin n’hésite alors pas à répliquer avec deux autres dissertations des noms d’Œdipe et Réponse à ses calomnies en 1665.L’abbé d’Aubignac s’attelle à écrire dans les règles de l’art, respectant les normes de temps, de lieu, d’action et de représentation. En 1627, il publie Traité de la nature des Satyres, Brutes, Monstres et Démons. En 1647, il rédige la seule pièce qu’il offre au théâtre, une tragédie en prose intitulée Zénobie. Cette œuvre est l’une des rares qui permit à ses détracteurs de le critiquer, estimant qu’il n’a pas respecté les règles d’Aristote qu’il se targuait pourtant de suivre à la lettre. En 1657, il signe Pratique du Théâtre, qu’il avait écrit depuis 1640 et qui est réédité en 1669. En 1664, François Hédelin publie l’ouvrage Macarise, ou la Reine des îles Fortunées.L’année d’avant, en 1663, celui qui avait été refusé à l’Académie Française fonde l’Académie des Belles Lettres, cherchant par ce biais à établir de riches échanges entre les écrivains,. Sa passion pour l’art dans ses règles les plus strictes l’a même amené à envisager la nécessité d’obtention de certificat d’aptitude aux jeunes comédiens, même ceux ayant suivi une formation dans le domaine. Fançois Hédelin, l’abbé d’Aubignac, décède le 25 juillet 1676 à Nemours, laissant en héritage une œuvre riche de plusieurs romans et tragédies, parmi lesquels La Pucelle d’Orléans, Sainte Catherine, Erixiène, Cyminde ou Palene. Longtemps après sa mort, sont publiés en 1715 ses Considération académique sur L’Illiade, qu’il avait rédigés en 1664. L’auteur y traitait de l’illogisme qu’il avait décelé dans l’œuvre d’Homère.