Nom de naissance Allègre
Avis

Biographie

Claude Allègre se distingue régulièrement soit par une idée iconoclaste soit par une formule lapidaire. Soit les deux. Moyennant quoi ce scientifique reconnu (docteur en sciences physiques, Allègre est un spécialiste de la géochimie et sera l'un des premiers à travailler sur la roche lunaire). n'a pas complètement réussi pour l'heure sa carrière politique. Ami de Lionel Jospin depuis la cité universitaire, il sera son conseiller spécial "université et recherche" quand celui-ci sera ministre de l'éducation nationale entre 1988 et 1992. En 1996 il s'oppose au désamiantage de l'université de Jussieu, assurant qu'il s'agit là d'une des manifestations de psychose collective autour du phénomène amiante. On lui reproche de prendre position sur un phénomène dont il n'est pas spécialiste. Allègre mélange souvent d'ailleurs discours scientifique et choix politique, ainsi c'est en tant que scientifique qu'il expliquera ne pas pouvoir soutenir Ségolène Royal en 2007.) En 1997, Claude Allègre est nommé ministre de l'Education Nationale de l'enseignement supérieur et de la recherche. Peu de temps après son arrivée, il prononce la phrase par laquelle il se mettra ses fonctionnaires à dos : "il fait dégraisser le mammouth" lache t-il lors d'un entretien, évoquant par là le fonctionnement très lourd et le personnel pléthorique de l'education nationale. Un peu plus tard il stigmatise l'absentéisme des enseignants, utilisant des chiffres parfois contestés. Les mathématiciens l'aiment beaucoup depuis qu'il a contesté la prééminence dans l'enseignement de leur discipline pourtant en voie avancée de dévaluation. Souhaitant réformer les liens de l'école et de l'entreprise notablement dans l'enseignement supérieur, alléger les contenus et horaires d'enseignement au lycée, Claude Allègre fait face en 2000 à une lourde contestation de ses réformes. Jack Lang le remplace le 27 mars de la même année. En 2000, Claude Allègre est obligé de quitter le ministère sous le poids de la rue. Il a facilité l'harmonisation des diplômes français et européens et créé une loi qui permet aux chercheurs de créer facilement des start up et déposer des brevets. Nouvelle polémique en 2006 quand il explique aux medias que le réchauffement climatique n'est pas essentiellement lié à l'activité humaine, ce que conteste immédiatement une énorme majorité des chercheurs. La même année, il refuse de soutenir Ségolène Royal, élue candidate socialiste à la présidentielle par les militants. Il soutientJean-Pierre Chévènement avant que celui-ci ne se désiste et soutienne Ségolène Royal. Approché par le staff de Nicolas Sarkozy, il explique depuis qu'il pourrait travailler avec le nouveau président, notamment par le biais d'une mission sur l'éducation et la recherche. Son atout : il n'hésite pas à ruer dans les brancardsSon handicap : il n'hésite pas à ruer dans els brancards...  Parcours politique 1987 : membre du comité directeur du parti socialiste1989- 1994 : député européen 1988-1992 : conseiller spécial de Lionel Jospin, ministre de l'Education nationale 1992 : conseiller régional en Languedo-Roussillon 1997-2000 : ministre de l'Education nationale, de la recherche et de l'enseignement supérieur2008 : ne reprend pas sa carte du PS