Nom de naissance von Kotzebue
Genre Homme
Avis

Biographie

Auteur dramatique allemand, August Friedrich Ferdinand Von Kotzebue est né à Weimar, en Allemagne, d’un père fonctionnaire consulaire. Il fit ses études au lycée de sa ville natale dont le directeur n’est autre que son oncle, l’écrivain Johann Karl August Musäus. Après le lycée, August Friedrich Ferdinand Von Kotzebue fréquente l’Université d’Iéna, puis celle de Duisbourg. Il devient avocat et bénéficie de l’appui de Graf Gortz, ambassadeur prussien auprès de la cour de Russie, pour devenir secrétaire du gouverneur général à St Petersbourg. Après son mariage avec la fille du lieutenant général russe, il est élevé au rang de noble puis nommé à la tête de la magistrature de la province d’Estonie, où il accède à une notoriété non moins importante à travers ses publications. Parmi ces dernières, on peut citer deux romans Die Leiden der Ortenbergischen Familie en 1785 et Geschichte meines Vaters en 1788 et quelques pièces de théâtre comme Adelheid von Wulfingen (1789), Menschenhass und Reue (1790), ou encore Die Indianer in England (1790). Néanmoins, sa carrière et sa notoriété se voient menacées à la sortie de Doktor Bahrdt mit der eisemen Stirn en 1790. Un drame sarcastique dans lequel parait, en page titre, le nom de Knigge. Quelques années plus tard, sa femme décède et cela le conduit à voyager en France et en Allemagne avant de s’installer en 1795 dans sa propriété à proximité de Tallinn. Il reprend ensuite son activité de dramaturge. Il écrit une vingtaine de pièces à succès, traduites pour la plupart dans de nombreuses langues. En 1798, il devient l’auteur dramatique attitré du Théâtre de la Cour en Autriche. Mais des tensions incessantes avec les comédiens précipiteront sa démission. L’année d’après, il décide de retourner à Weimar. Ses relations avec le romancier et dramaturge Goethe, alors directeur du théâtre de la Cour grand-ducale, n’ont jamais été au beau fixe. Il se met à vilipender publiquement le romantisme, ce qui rend sa situation scabreuse. Il raccourcit alors son séjour dans sa ville natale et part pour la Russie en 1800. Durant son voyage, il est arrêté et envoyé en Sibérie. L’apologie qu’il fait du tsar Paul Ier de Russie dans une de ses œuvres lui permet d'être libéré quatre mois plus tard, et d'être nommé directeur du théâtre allemand de Saint-Pétersbourg.En 1801, l’assassinat du tsar le contraint à retourner en Allemagne. Ne pouvant pas exercer ses activités littéraires à Weimar à cause de ses antécédents avec Goethe, il déménage à Berlin et travaille en tant que journaliste et devient membre de l’Académie des Sciences. En collaboration avec Garlieb Merkel, il publie Der Freimutige en 1803. La même année, il publie Almanach dramatischer Spiele. Kotzebue se met à s’attaquer violemment à Napoléon Bonaparte à travers des articles qui paraissent dans les revues Die Grille et Die Bien.En 1813, il est nommé consul général de Russie à Königsberg, tout en continuant à exercer ses fonctions dans le quatrième art. Trois ans plus tard, il gagne en échelon et devient conseiller d’Etat à Saint-Pétersbourg. En 1817, pour un salaire avoisinant les 15 000 roubles, il accepte de jouer les espions dans son pays natal pour le compte de la Russie et d’Alexandre Ier, à qui il doit personnellement tout notifier. Dans le cadre de sa mission, il écume les villes allemandes notamment Munich, Berlin et Weimar, où il publie dans l’hebdomadaire Literarisches Wochenblatt un article satirique à l’égard des aspirations libérales des allemands. Il s’attire alors les foudres de ses compatriotes au point de se sentir obligé d’aller vivre à Mannheim. Ce déplacement ne suffira pourtant pas à calmer la colère des étudiants partisans du libéralisme. En effet, l’un d’eux, Karl Ludwig Sand, le poignarde mortellement un 23 mars 1819. August Von Kotzebue demeure l’auteur dramatique allemand le plus populaire de la scène européenne. Son secret est celui d’imaginer des scènes efficaces inspirées de son vécu et de les retranscrire avec une aisance parfaite. Dans son répertoire, on retrouve un nombre important de récits autobiographiques : Meine Flucht nach Paris im Winter 1790 (1791), Über meinen Aufendthalt in Wien (1799), Das merkwürdigste jahr meines Lebens (1801), Erinnerungen aus Paris (1804) et Erinnerungen von meiner Reise aus Liefland mach Rom und Neapel (1805).