Le Jeu de la Dame : les parties d'échecs sont-elles réalistes ?
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"Vous pouvez mettre pause sur n'importe quelle image et c'est une vraie configuration d'échecs que vous verrez !"

Anya Taylor-Joy qui déplace son roi avec passion et dextérité, c'est la série du moment, sur Netflix. Le Jeu de la Dame cartonne depuis sa mise en ligne fin octobre. Car même si vous n'êtes pas un spécialiste, il y a de quoi s'enthousiasmer pour ces joutes sur le damier. Il faut dire que les parties d'échecs ont été mises en images avec précision, grâce à l’aide de Bruce Pandolfini, auteur, professeur et entraîneur d'échecs réputé, qui a appris les rudiments de ce noble sport aux acteurs.

"Vous pouvez mettre pause sur n'importe quelle image et c'est une vraie configuration d'échecs que vous verrez", affirme le scénariste-réalisateur Scott Frank à EW. "Il y a même toute une séquence où vous ne voyez jamais le plateau, mais ils déplacent toujours les pièces là où ils sont censés le faire. Les acteurs savaient toujours exactement où chaque pièce est censée aller."

Le Jeu de la Dame est tout sauf un échec (critique)

Tant et si bien que de grands joueurs de la vraie vie n'hésitent pas à saluer l'exactitude des parties d'échecs représentées dans Le Jeu de la Dame. A l'image de Dylan Loeb McClain, expert pour le New York Times, qui donne son opinion dans la publication américaine. Selon lui, la représentation des tournois est très fidèle à ce qui se passe dans la vraie vie, des détails les plus intenses à l'atmosphère générale. Les horloges, l'enregistrement des coups, la procédure d'ajournement d'une partie (écrire et sceller le coup suivant)... Tout est conforme aux véritables compétitions : "Je peux attester de l'authenticité presque douloureuse du fait que le championnat d'échecs américain a pu se dérouler dans un petit auditorium... De nombreux tournois de cette époque ont été joués dans des endroits étranges et parfois lugubres. D'ailleurs, la compétition de 1964/65 n’a même pas eu lieu !"

Dylan Loeb McClain, a chess master who wrote The Times’s chess column for 8 years, fact-checks “The Queen’s Gambit,” the Netflix show about a female chess champion.

Publiée par The New York Times sur Dimanche 15 novembre 2020

Gary Kasparov, dans le Times, assure aussi que la représentation des échecs compétitifs dans la série est "aussi proche que possible de la réalité".

McClain souligne quand même quelques inexactitudes cependant, affirmant que les joueurs n'ont pas le droit de parler pendant les matchs des tournois réels, alors qu'ils échangent souvent dans la série. 

En France,  le site Apprendre les échecs en 24H a demandé son avis au grand maître international Anthony Wirig, qui s'enflamme (via Le Figaro) : "C'est la meilleure chose que j'ai vue sur les échecs ! Cela a ému beaucoup de monde de voir l'ambiance aussi bien retransmise, ce lien charnel qu'on a avec le jeu".

De son côté, la Fédération française des échecs (FFE) a aussi apprécié "une formidable série proche de la réalité, qui s'appuie sur des parties réelles», tirées de vraies compétitions."

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