Gossip Girl
CW

La critique n'est pas tendre avec le reboot, qui vient d'être lancé sur HBO Max.

Pas simple de séduire les nostalgiques de Gossip Girl, sans Blair, Serena, Dan, Chuck et les autres. Une nouvelle génération de l'Upper East Side tente quand même sa chance sur HBO Max (et prochainement en France sur Warner TV). La nouvelle série, reboot porté par un tout nouveau casting, n'a guère les faveurs de la critique américaine, qui s'en donne à coeur joie, pour bitcher sur Julien Calloway (jouée par Jordan Alexander), Audrey Hope (Emily Alyn Lind) et Zoya Lott (Whitney Peak). Gossip Girl n'aurait pas fait mieux.


TV Fanatic écrit sans prendre de gants qu'il s'agit "d'une suite vide, qui n'a pas du tout le frisson de son prédécesseur (...) Avec un casting aussi talentueux, on pourrait penser qu'il y aurait suffisamment de scénarios à explorer. Mais la série devient rapidement fastidieuse en raison du manque de développement de la plupart des personnages."

Le critique de CNN va plus loin et se désole carrément : "Oh Gossip Girl, tu aurais vraiment dû rester à la retraite mon petit. Au lieu de cela, la série revient via HBO Max, dans un nouveau reboot qui montre que toute les marques télévisuelles ne méritent pas une seconde chance. Dévoyée à plusieurs niveaux, cette nouvelle Gossip Girl leur donne sérieusement de quoi parler, mais il n'en ressort pas grand chose de bon (...) Une série ridée et remplie de mauvais calculs, tandis qu'une grande partie de la distribution se sent manifestement peu convaincante dans la peau d'adolescents..."

Sur la même ligne, IndieWire estime que ce reboot n'a "pas de secret qui mérite qu'on l'écoute... Cette Gossip Girl semble plus intéressée à commenter l'ancienne série qu'à en établir une nouvelle qui mérite d'être regardée… Sans aucun drama intérieur parmi les personnages ou commentaire extérieur sur leur place dans la société, Gossip Girl 2.0 est toute brillante, bien habillée et ennuyeuse comme la page Instagram de son influenceuse... "

Vulture voit dans cette nouvelle série "une crise d'identité très glamour (...) Une grande partie de la nouvelle Gossip Girl est une redite des thèmes et de ce qui faisait l'intérêt de la première version. Et pourtant, elle veut aussi être une révolution, et pense qu'elle doit en être une, même si elle n'a pas la moindre idée de ce que devrait être cette révolution, ou même contre qui elle devrait se révolter... C'est fondamentalement creux, frivole et parsemé de paillettes..."

Decider n'a pas aimé non plus mais tempère en estimant que, si ce "Gossip Girl 2.0 n'est pas une réplique parfaite de ce qui a rendu l'original si addictif, elle a le potentiel pour y arriver. Si la nouvelle Gossip Girl peut suffisamment relâcher son emprise pour laisser ses Upper East Siders devenir les brutes qu'ils ne sont pas si secrètement, il y a une chance que ce reboot capture à nouveau quelque chose de bien".

Entertainment Weekly conclut de la même manière, estimant qu'il y "un trop plein d'histoires dans les quatre premiers épisodes. Et par conséquent, trop d'intrigues semblent à moitié conçues (...) Au final, ce serait tentant de dire que ce reboot est un bordel sans nom. Mais il pourrait y avoir quelque chose d'intéressant à explorer, si les producteurs sont prêts à revenir aux bases du bitching !"