En attendant la saison finale de The Boys, les Supes passent la surmultipliée dans la suite du spin-off. Une nouvelle saison résolument exaltante, même si elle en fait parfois un peu trop. On compte les points.
Toujours aussi impressionnante, toujours aussi divertissante, la franchise The Boys revient avec son spin-off. La saison 2 de Gen V est en ligne (3 épisodes puis 1 épisode par semaine jusqu'au 22 octobre) et elle assume totalement sa filiation avec The Boys, dont on verra l’ultime saison dans quelques mois. D'ici là, le spin-off fait le show, quitte à parfois en faire des tonnes. On liste le bon et le moins bon.
+ Emma superstar
De manière assez spectaculaire, Mini Cricket est devenue la figure centrale de la série. Plus encore que Jaz Sinclair, l'actrice Lizze Broadway crève l'écran cette année. Tandis que Marie Moreau s'embourbe dans la mélasse du drama adolescent, Emma mène l'enquête à Godolkin, tout en réussissant admirablement à parler mal-être, estime de soi et tendance pathologique à se rabaisser. Avec beaucoup de nuance, Broadway porte en grande partie cette saison 2.
+ Hamish Linklater
Autre réussite majeure du casting : l'entrée en scène du trop rare Hamish Linklater. Il avait déjà tâté du mutant à l'époque de Legion, la brillante série X-Men de Noah Hawley. Cette fois, il est Dean Cipher, doyen de la Godolkin University et grand vilain terrifiant de la saison 2. Le formidable acteur des Sermons de minuit (sur Netflix) apporte sa présence folle à Gen V. Le bon méchant qu'il fallait.
- L'humour scato
Bien entendu, il y a encore pas mal de tripes sur les murs. C'est la marque de fabrique de The Boys. La série est trash, très trash. Fidèle à sa réputation, la saison 2 en met partout. Certainement un peu trop. Gen V franchit parfois la limite du mauvais goût en basculant dans la farce scato pure et dure. Ca gicle par tous les trous, pour un oui ou pour un non. Il serait bon que la série sorte de sa phase anale.
- Les ratés du script
"Pour Chance". La saison 2 est dédiée à Chance Perdomo, mort à moto en mars 2024. De toute évidence, l'absence d'André a chamboulé les plans des nouveaux épisodes, qui peinent ostensiblement à raccrocher les wagons avec le final de la saison 1 (André, Marie, Jordan et Emma finissaient enfermés dans un asile secret après l’intervention de Homelander). Le scénario pédale dans le vide, se justifie en permanence et finit par tourner en rond, en radotant sur les expériences faites sur les jeunes Supes et sur la manipulation des masses.
+ Les connexions avec The Boys
On peut quand même reconnaître une qualité indéniable au scénario de la saison 2 : il fait parfaitement la connexion avec la saison 4 de The Boys. La mort de Victoria Neumann, la prise de pouvoir de Homelander sur une Amérique de plus en plus fracturée, tout est là. Plus qu'un spin-off, Gen V a des airs de saison 4 et 1/2 des Boys, indispensable pour faire le lien avec la saison 5, quand sonnera l'heure des adieux (en 2026).
- L'hyper-politisation
Il y a toujours cette idée d'utiliser la série comme le miroir de notre monde réel. Gen V continue de tourner en dérision la politique et la société de l’Amérique actuelle. Mais elle le fait de manière de moins en moins subtile. "Make America Super Again", tel est le slogan porté par Vought et Homelander, à deux doigts de faire basculer le pays dans la dictature pure et dure. On voit (trop) bien où Eric Kripke veut nous emmener. Toute ressemblance avec les dérives d'un système politique fascisant n'est clairement pas fortuite. Le créateur espère réveiller les consciences par le biais de la satire cinglante, mais flirte avec la tirade didactique.
+ Les références à la pop culture
Au milieu de tout ça, Gen V arrive encore à parodier de manière brillante la pop-culture des studios, avec une foule de références à la sauce Vought. Mention spéciale à Flipped, le Freaky Friday movie où Sam et Cate échangent de corps (même s'il a été largement battu au box-office par Garfield, le film...).
Cate Dunlap e Sam Riordan em pôster de 'Os Guardiões da Godolkin: Flipped'!
— Séries TV Show BR (@SeriesTWBZ) August 8, 2025
O pôster parodia 'Sexta-Feira Muito Louca' para promover a série 'Gen V'. pic.twitter.com/9Mgw5awb01







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