Malgré les performances de haut niveau d'Ian McKellen et Michaela Coel, le nouveau film du très actif réalisateur américain donne l’impression d’avoir été brossé à la va-vite.
Voici le Soderbergh semestriel. Se déroulant à Londres, et emballé comme d’habitude à toute vitesse. Le début du film ne fait pas de détour, exposant ses enjeux sans tarder : soit les deux enfants (Jessica Gunning et James Corden) d’un peintre célèbre et à l’article de la mort (Ian McKellen), qui décident d’embaucher une jeune artiste capable d’imiter son style à la perfection (Michaela Coel), pour qu’elle finisse à son insu certaines de ses toiles laissées inachevées – toiles qui rapporteront des millions aux héritiers filous au moment du trépas du grand homme.
The Christophers fait d’abord mine de se diriger vers la comédie d’arnaque ou le film de casse, mais s’enroulera en réalité principalement autour de longues joutes verbales entre la faussaire et le peintre, dessinant une réflexion sur la postérité des artistes "problématiques" et l’impureté fondamentale de toute démarche artistique. Des sujets sans doute intéressants, mais traités dans une forme très monotone, tout juste dynamisée par les perfs de Coel et de McKellen, très inspiré en roi déchu du Swinging London. Toujours lui-même un peu filou, Steven Soderbergh a-t-il fait exprès que ce film sur des peintures inachevées donne l’impression d’avoir été brossé à la va-vite ? The Christophers est une esquisse plutôt qu’une une toile de maître.
De Steven Soderbergh. Avec Ian McKellen, Michaela Coel, James Corden... Durée: 1h48. Sortie le 10 juin 2026







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