Top film Disney+
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Les pépites cachées de l’oncle Walt.

On a sélectionné pour vous les trésors que recèle Disney Plus, la plateforme de streaming du géant américain. Un top garanti sans Marvel ni Star Wars, qui se focalise sur des films moins célèbres que les grands classiques Disney. Ils n’en méritent pas moins votre attention.

20. Un amour de coccinelle (Robert Stevenson, 1968)
Bien avant la méchante Christine de John Carpenter, la gentille Choupette est le premier bolide du grand écran doté d’une âme. Ses rondeurs font qu’on lui donne d’emblée le Bon Dieu sans confession. Avec ses effets spéciaux mécaniques et son scénario joyeusement loufoque, cette comédie trépidante est un bel exemple de l’esprit « Disney ». Son scénario a été l’un des derniers validés par Walt himself, avant de mourir.

19. The Boys – L’histoire des frères Sherman (Gregory V. & Jeff Sherman, 2009)
Qu’elles nous aient enchantés au cinéma (Le Livre de la jungle, Merlin l’enchanteur…) ou cassé la tête à chaque visite à Disneyland (It’s a small world, c’est eux !), les chansons de Richard et Robert Sherman sont connues dans le monde entier. Ce documentaire passionnant raconte – loin de l’hagiographie attendue – ces compositeurs, tant dans leur processus créatif que leur intimité. Car les deux frères se haïssaient ! C’est même pour mettre fin à trente ans de brouille familiale que deux de leurs fils respectifs ont réalisé ce film.

18. Darby O’Gill et les farfadets (Robert Stevenson, 1959)
Quand le folklore irlandais rencontre la magie ludique de Disney! Voilà comment résumer ce petit bijou de comédie où un mélange savamment orchestré d’humour, d’action et d’effets spéciaux inventifs donne du relief aux aventures d’un garde-chasse sauvé par des lutins après sa chute dans un puits. Passionné par les œuvres de Herminie Templeton Kavanagh, Walt Disney a développé durant dix ans ce projet riche en moments savoureux à l’image d’un Sean Connery poussant la chansonnette, trois ans avant de devenir 007. Un délice, on vous dit.

17. L’incroyable voyage (Duwayne Dunham, 1993)
Quelques mois après la sortie des Visiteurs, Jean Reno, Valérie Lemercier et Christian Clavier se retrouvent pour doubler Shadow, Sassy et Chance, un golden retriever, une chatte himalayenne et un bouledogue, qui entreprennent un long périple à travers les montagnes Rocheuses pour retrouver leur maison et leurs maîtres. Remake d’un classique de 1963, cette version fait parler ses héros à poil long. L’aventure familiale par excellence.

16. L’histoire de Pixar (Leslie Iwerks, 2007)
Réalisé par un membre de la maison royale Disney (son papa maniait la caméra sur 20 000 lieues sous les mers, son grand-papa a animé Mickey Mouse), L’Histoire de Pixar raconte tout ce qu’il y a à savoir sur les premiers temps des génies rebelles qui vont menacer le géant de l’animation, avant de se faire conquérir par l’Empire en 2006. L’histoire officielle, certes. Mais elle a beau être officielle, elle n’en reste pas moins belle.

15. Pollen (Louie Schwartzberg, 2011)
Basée en France, la filiale Disney Nature de Walt Disney Studios développe depuis une décennie des films pour sensibiliser les plus jeunes à la faune et la flore qui les entourent. Ici, Mélanie Laurent (et Meryl Streep en VO) raconte l’histoire d’amour entre les fleurs et les pollinisateurs, ces abeilles, papillons, oiseaux ou chauves-souris, qui maintiennent la biodiversité. Un documentaire aussi beau que nécessaire.

14. Le trou noir (de Gary Nelson, 1979)
Tentative du studio américain de produire un étonnant mélange entre la SF adulte type Star Trek et un film catastrophe conduit par un casting de têtes brûlées (Anthony Perkins, Ernest Borgnine, Robert Forster), Le Trou noir a fait sans grosse surprise un flop en salles. C’est dommage : ce délire de hard science et de mythologie judéochrétienne dégage aujourd’hui une bien étrange et fascinante aura.

13. À la poursuite de demain (Brad Bird, 2015)
Après avoir passé avec succès le cap du blockbuster en prises de vues réelles grâce à Mission : Impossible – Protocole fantôme, le réalisateur des Indestructibles se voit confier cette énorme production, pur produit de la Walt Disney Company. À la base de Tomorrowland (en VO), il y a l’idée d’adapter à l’écran l’univers du parc Disneyland. Prenant comme point de départ l’attraction « It’s a small world », Brad Bird et Damon Lindelof conçoivent une aventure débordante d’optimisme, à l’imagination sans limites, emmenée par un George Clooney en grande forme.

12. Les aventures de Rocketeer (Joe Johnston, 1991)
L’insuccès de ces Aventures de Rocketeer a tué dans l’œuf la trilogie prévue. En 1991, le public pas encore gavé de superhéros regarde à peine les prouesses de ce cascadeur équipé d’une mini-fusée capable de l’envoyer en l’air et de sauver des vies. Derrière la caméra, un pote de Spielberg et Lucas, le même qui avait rétréci les gosses deux ans plus tôt. L’esthétique vintage de l’ensemble et la présence de Jennifer Connelly lui assurent l’éternité.

11. Les petits champions (Stephen Herek, 1992)
Phénomène des années 1990, la saga des petits hockeyeurs qui renversent des montagnes débuta par ce film, porté par Emilio Estevez. Le frère de Charlie Sheen incarne cet avocat contraint d’entraîner une équipe de losers en herbe (dans laquelle on croise la frimousse de Joshua Jackson). Un feel-good movie total, qui engendrera deux suites, une série télé et même une véritable équipe de hockey professionnelle, puisque Disney créera dans la foulée sa propre franchise NHL : les Mighty Ducks d’Anaheim.

10. Le miracle sur la 34e rue (George Seaton, 1947)
George Seaton ? Soldat de l’ombre des grands studios, l’homme aurait participé – sans être crédité – à l’écriture du Magicien d’Oz. Ce Miracle qui tient du prodige est son quatrième long en tant que réalisateur. Il reçut un Oscar bien mérité pour le script. Comédie de Noël aussi indéboulonnable que La vie est belle de Frank Capra, on y apprend, entre autres, que le père Noël existe vraiment. Bigre !

9. Le crapaud et le maître d’école (Clyde Geronimi, James Algar & Jack Kinney, 1949)
Mon premier, La Mare aux grenouilles, met en scène un batracien… passionné par les autos. Mon second, La Légende de Sleepy Hollow, adapte le classique d’Irving Washington, un demi-siècle avant Tim Burton. Et mon tout représente la fin d’une époque chez Disney : celle des films « package » formés de deux moyens métrages. Un feu d’artifice final de toute beauté grâce à la direction artistique de Mary Blair, adepte des couleurs vives qui illumineront dans la foulée Cendrillon. Mais aussi aux voix de Roger Carel, Francis Lax et Cie dans la VF. Un régal pour les oreilles comme pour les yeux.

8. L’apprentie sorcière (Robert Stevenson, 1971)
Même réalisateur, même idée de mêler prises de vues réelles, animation et comédie musicale. Toute ressemblance entre L’Apprentie Sorcière et Mary Poppins est d’autant moins fortuite que Disney avait acheté les droits des ouvrages de Mary Norton – dont L’Apprentie Sorcière est tiré – au cœur des soucis de production de Mary Poppins. Avec même l’idée de réutiliser certaines scènes mises en boîte pour Mary Poppins, au cas où son tournage serait interrompu. Ces aventures d’une sorcière (Angela Lansbury), de trois enfants et d’un escroc, sauveurs de l’Angleterre, en pâtirent en salles malgré leur parfait mariage de fantaisie et de burlesque.

7. Taram et le Chaudron magique (Ted Berman & Richard Rich, 1985)
Plus sombre, plus sérieux, plus complexe que la production animée standard de la maison Disney, Taram et le Chaudron magique fait partie des pires échecs en salles du studio. Si, vous aussi, vous avez été traumatisés petits par ce conte de dark fantasy celtique – qui fait partie des travaux de jeunesse de l’animateur Tim Burton –, il n’y a aucune raison d’épargner vos gamins. C’est ça aussi, le passage de génération.

6. Aliens of the deep (James Cameron & Steven Quale, 2005)
À défaut d’envoyer des caméras à des milliers de kilomètres de la Terre pour voir ce qui s’y passe, James Cameron et son pote Steven Quale, sont allés sous l’eau chercher des Aliens. Dans les abysses, personne ne les entend crier, pas même ces créatures à l’existence jusqu’ici in soupçon née. Ce court métrage documentaire de 47 minutes, présenté à l’époque en IMAX 3D, prouve – si besoin en était – que pour Cameron les limites n’existent que pour être repoussées.

5. Le fantôme de Barbe-Noire (Robert Stevenson, 1968)
Ce Fantôme de Barbe-Noire date de 1968. Il pourrait être l’ancêtre des comédies fantastiques des années 80 type Les Goonies ou Gremlins. Ici, la découvert e d’un objet poussiéreux aux ver tus quasi magiques va précipiter un héros très discret dans une aventure hors-norme. Et voilà que déboule dans un petit bled américain le mythique pirate Barbe-Noire, sous les traits du non moins mythique Peter Ustinov. Par le réalisateur de Mary Poppins, décidément chouchou de ce top !

4. Free solo (Elizabeth Chai Vasarhelyi & Jimmy Chin, 2018)
L’alpiniste Alex Honnold tente l’ascension en « free solo » (sans corde ni matériel) d’El Capitan, une formation rocheuse verticale de 900 mètres dans le parc de Yosemite, aux États-Unis. Free Solo est un spectaculaire tour de force technique qui tord le bide tout en scannant le cerveau d’Alex, incapable de produire la sensation de la peur. Oscar du meilleur documentaire 2019, ce film fou n’a pas volé sa statuette.

3. Bernard et Bianca au pays des kangourous (Hendel Butoy & Mike Gabriel, 1990)
Treize ans après le premier film, Disney offre une suite trépidante aux deux souris de la « S.O.S. Société », imaginées par l’écrivaine Margery Sharp. Cette aventure, peut-être encore plus excitante que la première, nous emmène en Australie en multipliant les clins d’œil au 7e art, notamment à Indiana Jones. Le 29e classique d’animation du studio est une indéniable réussite.

2. L’espion aux pattes de velours (Robert Stevenson, 1965)
Le vétéran Robert Stevenson (Les Mines du roi Salomon, Jane Eyre, Les Enfants du capitaine Grant...) a ter mi né chez Disney en chef de chantier compétent. La preuve une fois encore avec ce charmant petit film où le FBI utilise un chat siamois afin de débusquer des braqueurs de banque. Un polar de poche très amusant avec de formidables matous acteurs : profitez-en, si Disney en fait un remake dans les années qui viennent, ils seront en numérique.

1. Frankenweenie (Tim Burton, 2012)
C’est une œuvre clé dans les rapports mouvementés de Tim Burton avec la firme aux grandes oreilles qui l’a engagé en 1979, grâce à son film de fin d’études. Le Graal à 21 ans. Mais vite, il déchante face aux contraintes exigées pour la création des dessins animés maison. Alors, pour tromper l’ennui, il fabrique ses propres courts. D’abord Vincent. Puis Frankenweenie, un Frankenstein version canine où un gamin tente de ressusciter son chien renversé par une voiture. Magie, folie, poésie. Ce Burton-là vous prend par le bout du cœur pour ne plus vous lâcher. Ce sera sa lettre d’adieu à Disney (qu’il quitte après que le studio a refusé de mettre son court en avant-programme de la réédition de Pinocchio) et son ticket d’entrée à la Warner. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Deux ans après avoir renoué avec Disney grâce à Alice au pays des merveilles, Burton ira au bout de son rêve autrefois tué dans l’œuf, faute de moyens : faire de Frankenweenie un long-métrage. Un sommet de stop-motion où le cinéaste persiste et signe : l’adulte n’a jamais tué l’enfant en lui. Avec en prime, la voix de Winona Ryder. Un sans-faute.

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