Dans Vicious, qui arrive sur Paramount +, elle incarne une jeune femme confrontée à une entité malveillante et à ses pires cauchemars. Un rôle solitaire audacieux pour la jeune actrice. Elle nous raconte.
Cette fois, Dakota Fanning plonge dans l'horreur ! Avec Vicious, qui sort ce 10 octobre sur Paramount+, elle incarne une jeune fille confrontée à une entité malveillante et à ses pires cauchemars... seule dans sa maison. Une descente aux enfers terrifiante signée Bryan Bertino (The Strangers). Quasiment seule à l'écran tout le film, la jeune star de 31 ans révélée par La Guerre des mondes (2005), s'est lancée un défi inédit dans sa carrière. Rencontre.
PREMIÈRE : Vicious est un pur film d’horreur. Qu’est-ce qui vous attire vers ce genre à ce stade de votre carrière ?
DAKOTA FANNING : Je n'avais encore jamais fait de pur film d'horreur. Je crois que ça manquait à ma filmographie, donc j'ai eu envie de m’y essayer. Surtout avec Bryan Bertino, qui est un spécialiste du genre et que j'adore.
Vous aviez fait Les Guetteurs l'an dernier quand même...
Oui c'est vrai, mais ce n'était pas tout à fait de l'horreur pure comme Vicious... Et puis là, Bryan Bertino m'a proposé un rôle où je suis seule à l'écran pendant une grosse partie du film. Donc c'était un challenge très intéressant à relever. Je n'avais jamais fait quelque chose comme ça auparavant.
C’était comment de se retrouver seule ainsi sur le plateau ?
Honnêtement, c'est un peu étrange. Parce que jouer, c’est jouer avec les autres. On rebondit les uns sur les autres. Il se forme un esprit de camaraderie duquel naît quelque chose… Là, il n'y avait pas du tout ça, mais Bryan (Bertino), Tristan Nyby, le directeur de la photographie, ou Daniela Barbosa, la première assistante réalisatrice, ont remplacé les autres acteurs d'un plateau, d'une certaine manière. Ils m'ont aidée à ne pas me sentir seule, à créer un esprit collaboratif pour que je ne me sente pas isolée pendant le tournage.
Est-ce libérateur ou intimidant d’être seule sur un plateau ?
Je crois que c'est un peu des deux, à vrai dire. C'est intéressant de pouvoir se plonger en soi-même, d'explorer seule un script de fond en comble. C'est sûr que les premiers jours, c'est un peu flippant... Mais c'est aussi excitant.
Puisez-vous dans vos propres peurs pour jouer la peur pure de cette façon ?
Il y a de ça oui ! Quand j'ai lu ce script, ça m'a rappelé une nuit, quand je vivais à New York, où j’ai fait un cauchemar terrible, qui me semblait être la réalité. C'était tellement vivace que, en me réveillant le matin, je ne savais plus si c’était réellement arrivé ou pas. Très étrange comme expérience. Et donc je me suis servie de ça pour le film. Polly, mon personnage, est un peu dans ce genre de bataille psychologique avec elle-même et, curieusement, ça m'a rappelé ce terrible cauchemar que j'avais eu (rires). Ce moment où l'on perd totalement le contrôle, cette peur intime, je m'en suis beaucoup servie sur le tournage.
L’horreur connaît actuellement un véritable boom au box-office, avec des films comme The Conjuring ou Évanouis. Pourquoi pensez-vous que ce genre résonne si fortement aujourd’hui ?
Je suis moi-même une fan de films d’horreur. Je ne sais pas tout à fait pourquoi c'est devenu un genre aussi populaire. Certainement parce que c'est amusant d’avoir le sentiment de perdre le contrôle, de jouer à se faire peur en somme. On se laisse aller totalement. Moi, j'adore L’Exorciste (1973). Je l'ai revu juste avant de faire Vicious. C'est toujours aussi fort.







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