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Presque trente ans qu’existe ce lieu atypique qu’est la Ménagerie de Verre. Enclave de résistance scénique dans le 11ème arrondissement, pratiquant le décloisonnement des disciplines (théâtre, danse, performance…) et un goût avéré pour l’avant-garde. Discrète dans son impasse au calme loin des bars qui font la vie nocturne du quartier, cette ménagerie sans animaux (quoique), place son exotisme dans une programmation radicale et audacieuse, culminant lors de deux Festivals récurrents : les Inaccoutumés et Etrange Cargo. Cet automne, place aux Inaccoutumés qui invitent entre autres artistes (chorégraphiques notamment) des habitués du lieu, les Chiens de Navarre, collectif théâtral explosif emmené par le metteur en scène Jean-Christophe Meurisse, qui nous fait la surprise de passer cette fois du côté de la danse contemporaine avec une performance « sentimentale et barbare » masquée :Les danseurs ont apprécié la qualité du parquet (photo). On s'attend à nouveau à un dégommage des codes du genre à coup de dynamite, plein de folie et de fureur, flirtant collé-serré avec le kitsch et la décadence. A l'affiche également : les chorégraphes Claudia Triozzi, Loïc Touzé et Lénio Kaklea ainsi que le collectif IRMAR (Institut des Recherches Menant à Rien).Pour vous faire une idée de ce à quoi ressemble la scène actuelle, courez à la Ménagerie de Verre dans le cadre des Inaccoutumés, vous en aurez un échantillon symptomatique et gratiné.Par Marie Plantin.