Titre original Haemoo
Date de sortie 1 avril 2015
Durée 111 mn
Réalisé par Shim Sung-Bo
Avec Kim Yun-seok , Park Yu-Chun , Han Ye-ri
Scénariste(s) Shim Sung-Bo, Bong Joon-ho
Distributeur Le Pacte
Année de production 2014
Pays de production Corée du Sud
Genre Thriller
Couleur Couleur

Synopsis

Capitaine d’un bateau de pêche menacé d’être vendu par son propriétaire, Kang décide de racheter lui-même le navire pour sauvegarder son poste et son équipage. Mais la pêche est insuffisante, et l’argent vient à manquer. En désespoir de cause, il accepte de transporter des migrants clandestins venus de Chine. Lors d’une nuit de tempête, tout va basculer et la traversée va se transformer en cauchemar .

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Photos de Sea Fog : les clandestins

DR
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The Jokers / Le Pacte/ Lewis Pictures
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Sea Fog (les Clandestins)

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Casting de Sea Fog : les clandestins

Kim Yun-seok
Kang Chul-joo
Han Ye-ri
Hong-mae

Critiques de Sea Fog : les clandestins

  1. Première
    par Gérard Delorme

    Pour des raisons financières, une compagnie de pêche décide de vendre un de ses bateaux. Soucieux de préserver son emploi et celui de son équipage, le capitaine rachète chalutier et se met à son compte. Hélas, les affaires stagnent, et le marin accepte de transporter une cargaison de clandestins chinois contre une grosse somme d’argent. Mais par une nuit de tempête, les choses dégénèrent. En France, on connaît moins le scénariste Shim Sung-Bo que son acolyte Bong Joon-ho, réalisateur de "The Host" et de "Snowpiercer – Le Transperceneige". Pourtant, ils ont travaillé ensemble sur le script de "Memories of Murder". Ils s’associent à nouveau pour cette adaptation d’une pièce de théâtre, inspirée d’un fait réel. Mais s’ils ont tous deux écrit le script, ils ont ensuite redistribué les rôles, Bong Joon Ho assurant la production et Shim Sung-bo la mise en scène. Le résultat est une réussite indiscutable, fruit d’une collaboration de très haut niveau (avec mention spéciale au chef opérateur et au directeur artistique) au service d’un thème classique mais toujours riche: celui de l’homme ordinaire placé dans des situations exceptionnelles. Avant que celles ci se manifestent, le film prend le temps d’exposer le contexte historique – soit la crise économique de 1998, pas très éloignée de celle que connaît la Grèce actuellement. On croit repérer ici la patte de Bong Joon-ho, jamais avare de commentaires caustiques et soucieux de réalisme social. Quant aux personnages, essentiellement les membres de l’équipage, ils sont présentés comme des gens ordinaires, que divers éléments de la vie quotidienne permettent de cerner. Le plus jeune espère, grâce à ses primes, pouvoir soulager sa mère âgée qui a dû reprendre le travail pour faire bouillir la marmite. Le capitaine, qu’on devine froid et déterminé, se révèle davantage attaché à son bateau qu’à sa femme, surprise en train de le tromper avec un Chinois. Une fois en mer, ils partagent les mêmes conditions de vie et seule la hiérarchie les distingue. Jusque-là, tout est banal. Les choses changent radicalement à l’arrivée des clandestins, qui établit illico un rapport de dominants/ dominés, le tout compliqué de transactions âpres (plus de confort en échange de sexe..). Incidemment, une idylle s’installe, dont la vraisemblance importe moins que ce qu’elle révèle. De fil en aiguille, le voyage va basculer dans une dimension horrifique inattendue, comme dans le "Coke en stock" de Hergé mais qui serait revu par un John Ford dépressif et pessimiste. Sans quitter le drame social cru, le film prend alors des allures (et les moyens) d’un film catastrophe. La mise en scène, qui fait passer la vérité humaine avant le spectaculaire, sait exploiter la tension et la claustrophobie liées à l’espace limité du navire, lequel est reconstitué pour les scènes d’intérieur avec un hyperréalisme immersif. Un élément-clé est notamment utilisé avec une efficacité anxiogène maximale : la brume, qui réduit encore l’espace, brouille les repères et isole les hommes. Certains d’entre eux ont été si précisément caractérisés dans la première partie, qu’il est très facile de s’y identifier et de se demander ce qu’on ferait dans la même situation... S’il fallait définir le genre de "Sea Fog", le plus juste serait sans doute le film de guerre. Parce qu’il n’y a qu’à ce degré extrême de conflit que l’homme est obligé de prendre la décision suprêmement pénible qui le conduit à choisir son camp. Dominer ou se soumettre ? Obéir ou payer le prix de la rébellion ? Tuer ou bien être tué ? C’est une horreur, mais elle est d’autant plus forte ici qu’elle est réaliste.