Titre original Rogue One
Date de sortie 14 décembre 2016
Durée 133 mn
Réalisé par Gareth Edwards
Avec Felicity Jones , Diego Luna , Mads Mikkelsen
Scénariste(s) Chris Weitz, Tony Gilroy
Distributeur Disney
Année de production 2016
Pays de production Etats-Unis
Genre Film de science-fiction
Couleur Couleur

Synopsis

Situé entre les épisodes III et IV de la saga Star Wars, ce spin-off racontera comment un commando rebelle se lance dans une mission pour voler les plans de l'Etoile Noire.

Infos de la rédaction

<p><strong>[Actualisation du 16 novembre 2016]</strong><br />
Lucasfilm a sorti une <a href="http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Vivez-Star-Wars-Rogue-One-en-…; target="_blank">expérience de réalité virtuelle à 360 degrés</a> qui permet de se mettre dans la peau d'un pilote de X-Wing lambda, avec l'Étoile Noire et des vaisseaux de l'Empire à combattre. La vitesse lumière est également de la partie.</p>
<p><strong>Date de sortie de Star Wars Rogue One </strong><br /><em>Rogue One : A Star Wars Story</em> sortira le 14 décembre 2016 en France, qui fait partie des six pays à voir le film en premier, avec la Belgique, le Danemark, les Pays-bas, la Suède et Taïwan. Le film sortira le 16 décembre aux Etats-Unis.</p>
<p><strong>Bande-annonce de Star Wars Rogue One</strong><br />
Le premier teaser public de <em>Rogue One</em> a été dévoilé le 7 avril 2016. La deuxième bande-annonce a débarqué en octobre 2016. En avril 2015, le réalisateur Gareth Edwards avait dévoilé à la Star Wars Celebration un tout premier teaser avec la voix off d'Obi-Wan Kenobi dans La Guerre des étoiles de 1977 (<em>"Pendant des milliers d'années, les Jedi ont préservé la paix dans la Galaxie...Avant les jours sombres de l'Empire"</em>) pendant que la caméra se déplace dans la vallée forestière d'une planète. Elle se redresse vers le ciel diurne et la silhouette menaçante, terrifiante et titanesque de l'Etoile de la Mort apparaît, suivi du titre : <em>Star Wars Rogue One</em>, couvert par les cris à la radio des combattants rebelles. Ce teaser impressionnant n'a toujours pas été mis en ligne officiellement.</p>
<p><strong>Casting de Star Wars Rogue One </strong><br />
Felicity Jones a été annoncée comme héroïne de <em>Rogue One</em> en mars 2015. En août suivant, pendant le salon D23 de Disney, le reste du casting a été confirmé : Mads Mikkelsen, Forrest Whitaker, Diego Luna, Donnie Yen, Ben Mendelsohn... Dark Vador sera doublé par James Earl Jones comme dans la trilogie originale.</p>

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Critiques

  1. Première
    par Vanina Arrighi de Casanova

    Tout le monde connaît désormais l’histoire de Rogue One, mais rappelons quand même le principe : c’est le premier spin-off de la saga Star Wars, qui s’attache à un détail que tout le monde connaît mais ignore depuis 40 ans : Une petite phrase qui n’existait que pour introduire une histoire, la grande histoire, celle des Skywalker qui s’écrit depuis 1977 et n’a toujours pas été conclue. L’idée de tirer un film de ce détour de phrase est en soi surexcitante. Et le résultat ? A la hauteur. Largement.
    Rogue One est donc l’histoire de ce groupe de rebelles en mission pour dérober les plans de l’Etoile de la mort. Un groupe mené par Jyn Erso (Felicity Jones), fille du concepteur de cette arme absolue, motivée par l’impératif d’agir mais aussi par son histoire personnelle donc. Elle est entourée d’une équipe restreinte de rebelles partis contre l’avis de l’Alliance : le capitaine Cassian (Diego Luna), Bodhi (Riz Ahmed), un pilote qui a trahi l’Empire, Chirrut (Donnie Yen), un genre de samouraï aveugle qui évoque constamment la Force, Baze (Jiang Wen), son ange-gardien et, surtout, K-2SO (avec la voix d’Alan Tudyk), le gentil robot rigolo de ce nouvel épisode. Un équipage sympathique mais auquel on s’attache peu, contrairement au Réveil de la force qui créait vraiment une nouvelle team, destinée à durer... Ici, on est prévenu, il s’agit d’un stand-alone, un opus autonome qui n’a pas la (lourde) charge de planter de nouvelles graines. Et puis pour une fois, on s’intéresse au « petit peuple » et non à des princesses ou des « élus » promis à de grands destins, aux hommes et femmes jusque là anonymes mais qui mettent les mains dans le cambouis pour permettre aux « élus » susmentionnés d’accomplir leur destinée. Libéré de ces contraintes de portraits de personnage, Rogue One peut donc se concentrer sur l’action.

    C’est (vraiment) une époque de guerre civile

    Il a étrangement fallu attendre un spin-off, un épisode « mineur », pour que la saga Star Wars porte si bien son nom : on n’a jamais autant pris le pouls de la fameuse « guerre civile » qu’évoque le générique déroulant d’Un nouvel espoir que dans Rogue One. Jamais assisté de si près à cette « guerre » des « étoiles ». Le film de Gareth Edwards appartient à différents genres : le film de guerre donc, qui explose dans tous les sens et met sans doute en scène les plus belles séquences de combats aériens et galactiques de toute la saga – les 45 dernières minutes, au cours desquelles les combats se déroulent sur terre, dans le ciel ET dans l’espace simultanément, sont orgiaques. Mais il se rattache aussi à un sous-genre très spécifique : le film de casse. Il ne s’agit pas de braquer une banque ou Fort Knox, mais de dérober les plans de l’Etoile de la mort pour permettre aux héros de l’Episode 4 de la faire péter. Comme tout bon film de casse, Rogue One rassemble donc une équipe de personnages marginaux mais talentueux, qui élaborent un plan, rencontrent toutes sortes d’obstacles et parviennent à leurs fins in extremis. C’est l’autre grande réussite de cet épisode : son scénario, à l’écriture limpide, cohérente et tenue jusqu’au bout, qui avance en prenant le moins de détours possible et en limitant les sous-intrigues plus ou moins heureuses. Le tout en distillant les clins d’œil obligés aux fans et en tissant les liens avec la grande histoire.
    Car nous sommes tout de même dans l’univers de Star Wars. Sans Skywalker, sans Han Solo, sans Wookies ou Ewoks, sans sabre laser (ou presque), sans le thème musical si familier, sans opening crawl… Mais dans le monde de George Lucas, peuplé de rebelles téméraires, de méchants très méchants (Dark Vador en tête), de stormtroopers, de bêtes étranges et de robots attachants. Le monde de Lucas, mais côté sombre (non pas obscur) : beaucoup plus noir et radical que Star Wars 7, beaucoup plus adulte que les épisodes 4, 5 et 6 réunis, Rogue One, comme ses personnages, met les mains dans le cambouis. Son statut de spin-off, de film « à part », le libère à la fois des contraintes que Le Réveil de la force avait plus de mal à gérer tout en rendant l’exercice du lien plus difficile. Etrangement, tout le monde a soigneusement évité d’évoquer au sujet de ce film l’idée de prequel (entachée par l’échec artistique de la prélogie), ce qu’il est pourtant et que la fin, hyper excitante, vient magistralement rappeler. Bien sûr, Rogue One est aussi un sequel puisque, dans La revanche des Siths, on quittait Anakin Skywalker devenu Dark Vador contemplant la construction de l’Etoile de la mort qui est, comme dans les épisodes 4, 5, 6 et 7, le moteur de l’intrigue. Rogue One est peut-être un épisode à part, mais il est pourtant le film du lien, celui qui peut réconcilier les deux trilogies, les trois générations de fans, et ouvrir la voie aux nombreux prequels en gestation chez LucasFilm.