Date de sortie 22 novembre 2017
Réalisé par Yvan Attal
Avec Daniel Auteuil , Camélia Jordana , Yasin Houicha
Scénariste(s) Yaël Langmann, Victor Saint Macary, Yvan Attal
Distributeur Pathe
Année de production 2017
Pays de production France
Genre Comédie
Couleur Couleur

Synopsis

Neïla Salah a grandi à Créteil. Jeune femme brillante, elle rêve de devenir avocate. Inscrite à l'Université d'Assas, dans les beaux quartiers parisiens, elle suit les cours de Pierre Mazard, professeur reconnu mais provocateur. Pour se racheter une conduite, ce dernier accepte de préparer Neïla au prestigieux concours d'éloquence. Portée par ce mentor à la fois tyrannique et bienveillant, Neïla plonge dans l'univers des joutes verbales, de la rhétorique et de l'excellence.

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Critiques

  1. Première
    par Christophe Narbonne

    En 2016, Yvan Attal était vénère. En attestait Ils sont partout, sa comédie corrosive, parfois embarrassante, sur la résurgence de l’antisémitisme en France. En 2017, ça a l’air d’aller mieux. Pourtant, Le Brio commence mal, par la présentation d’un personnage odieux de prof de droit à Assas, réac et islamophobe, qui humilie en public une étudiante issue d’une cité. Devant les réactions unanimement outrées et la menace d’une exclusion, Pierre Mazard est forcé de prendre la farouche Neïla Salah sous son aile pour la préparer au concours d’éloquence annuel. Le film raconte l’apprivoisement de l’une par l’autre – et inversement – avec tout ce que cela comporte de colères définitives et de pardons joués d’avance.

    Sur un fil
    Convenu ? Bateau ? Oui, Le Brio flirte en permanence avec la ligne jaune du politiquement correct et de l’œcuménisme béat qui fait craindre un nouveau Primaire. Oui, mais il y a ces dialogues savoureux (brillants par moments) inspirés de la philo et de la rhétorique de prétoire. Ce traitement à bonne distance de personnages prisonniers de leur condition (lui, l’intellectuel cynique des beaux quartiers, elle, la banlieusarde coupable de s’élever socialement). Cette façon habile et amusante de contredire par l’image les sentiments qui agitent les protagonistes. Il y a enfin, et surtout, un duo d’acteurs formidable, le placide Daniel Auteuil et l’électrique Camélia Jordana, cette dernière confirmant de film en film une belle nature de cinéma.